
Au moment de glisser leur bulletin dans l’urne ce dimanche 15 mars, pour le premier tour des municipales, dans le bureau de vote de Katiramona, les habitants du nord de Dumbéa ont un message récurrent : leurs quartiers doivent être davantage pris en compte.
Fiona, 30 ans, habite à Nondoué. Elle évoque en premier lieu les aménagements du quotidien. "Il y a plein de choses à faire : ajouter des lumières, refaire des routes et proposer des choses pour les enfants", explique-t-elle. Elle dit avoir le sentiment que certains secteurs de la commune évoluent plus vite que le sien, et "ça fait longtemps que c’est pareil", ajoute la jeune femme.
Un constat que partage Andy, 30 ans lui aussi, qui espère "beaucoup de changement". Dans son quartier, il cite notamment les routes et l’éclairage public. "La route du Golf, quand il pleut, ce n’est pas évident", explique-t-il, en évoquant aussi les attentes de la jeunesse : "Le sport, la sécurité… surtout pour les jeunes."
Dans ces quartiers situés au nord de la commune, la question de la sécurité revient régulièrement dans les discussions. "Le plus gros problème aujourd’hui, c’est l’insécurité", estime Hervé, 55 ans. Pour ce résident de Koé, les habitants souhaitent avant tout préserver le caractère résidentiel du secteur. "Les gens qui vivent dans le nord de la commune ne demandent pas forcément plus de commerces ou plus de monde. Ils veulent surtout être tranquilles", résume-t-il.
Benjamin, habitant de Nondoué, pointe, lui, un autre sujet : la relation avec la mairie. "Quand on appelle la police municipale ou qu’on veut rencontrer quelqu’un, on a l’impression qu’il n’y a pas de suivi", explique ce père de famille de bientôt 40 ans. "On voudrait que ce soit plus simple d’avoir quelqu’un et qu’il y ait une réponse."
Dans d’autres secteurs, les attentes concernent également les services du quotidien. Ce papa installé au Val-Fleuri évoque notamment la vie scolaire et les transports. "Pour les enfants, les établissements, la cantine et les transports, il y a beaucoup d’améliorations à apporter, estime-t-il. On entend souvent des promesses, maintenant il faut voir les actes."
Certains électeurs expriment enfin une attente plus générale vis-à-vis de la prochaine mandature. "La seule promesse, c’est travailler, résume Kamali, 42 ans. Il faut surtout qu’ils fassent ce qu’ils ont dit."
Deuxième commune la plus peuplée du pays avec 34 926 habitants selon le recensement 2025, Dumbéa s’est fortement développée ces dernières décennies. Dans sa partie nord, essentiellement rurale, les habitants disent espérer que la prochaine mandature permettra de renforcer l’attention portée à leur secteur et à leurs besoins du quotidien.