
La Polynésie française, dernier territoire français à voter au premier tour des municipales, s’achemine vers un second tour disputé à Papeete où l’autonomiste Rémy Brillant (37,1 %) part favori pour succéder à Michel Buillard, maire de la capitale depuis 1995, dans une quadrangulaire mêlant autonomistes et indépendantistes. Michel Buillard ne se représentait pas.
Un autre autonomiste, René Temeharo, obtient 19,2 % des voix, selon des résultats provisoires, tandis que le candidat indépendantiste Tematai Le Gayic, ex-plus jeune député de France (2022-2024), réussit une percée remarquée avec 18,7 %, dans une ville où les divisions de son camp étaient les plus visibles.
Un deuxième candidat indépendantiste, Tauhiti Nena, qui avait reçu in extremis le soutien du parti Tavini huiraatira, complète la liste des qualifiés avec 16,1 %.
Le parti indépendantiste, large vainqueur des territoriales de 2023, essuie par ailleurs plusieurs revers.
Le plus marquant est à Paea, commune du sud-ouest de Tahiti, où le maire sortant Antony Géros, président de l’Assemblée polynésienne et numéro deux du Tavini, est battu dès le premier tour (38,2 %) par la candidate autonomiste Tepuaraurii Teriitahi (52,5 %), qui devient la première femme maire de cette commune.
Le leader indépendantiste Oscar Temaru (81 ans, proche de la gauche) l’emporte largement dès le premier tour à Faa’a, commune la plus peuplée de l’archipel dont il est maire depuis 1983.
Son rival autonomiste Édouard Fritch (74 ans, proche de la droite), ancien président de la Polynésie française, fait de même (59,5 %) à Pirae, dont il est maire depuis 2014.