
"C’est Madame la maire qu’il faut tuer." Ce sont ces propos qui ont valu la condamnation de son auteur, annonce ce mardi 17 mars, le procureur de la République, Yves Dupas, dans un communiqué. Ils ont été écrits par un internaute de 53 ans, domicilié à Nouméa et sans antécédent judiciaire, sur le réseau social Facebook le 28 février. La phrase faisait suite à des échanges entre internautes portant sur la campagne d’abattage de requins-tigres et bouledogues [1], après la mort d’un wingfoileur, victime d’une attaque le 22 [2] février [2], indique Yves Dupas.
L’auteur, reconnu coupable d’un "délit de menace de crime ou délit à l’encontre d'un élu", en l'occurrence la maire de Nouméa, Sonia Lagarde, a été identifiée au moyen de réquisitions techniques utilisées dans le cadre de l’enquête diligentée par le service territorial de police judiciaire de Nouméa. Il a reconnu les faits pendant sa garde à vue, poursuit le procureur de la République, "en précisant que son acte n’avait aucune dimension politique, mais plutôt symbolique, par rapport à la représentation des requins dans sa culture".
Le Nouméen a accepté la proposition de peine du parquet, à savoir 70 jours – amende à 800 francs, dans le cadre de la procédure de comparution sur reconnaissance préalable de culpabilité. En cas de non-paiement, la peine sera de 70 jours d’emprisonnement.
Sonia Lagarde, qui avait déposé plainte, ne s’est pas constituée partie civile. La menace de crime ou délit à l’encontre d’un élu constitue un délit qui peut être puni de trois ans d’emprisonnement et d’une amende de 45 000 euros (près de 5,4 millions de francs).
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/environnement/campagne-d-abattage-de-requins-dix-squales-preleves-en-quatre-jours
[2] https://www.lnc.nc/article/grand-noumea/noumea/faits-divers/un-homme-meurt-apres-une-attaque-de-requin-pres-de-la-plage-du-chateau-royal
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