
La Nouvelle-Calédonie franchit une nouvelle étape dans la gestion de son système éducatif. Le gouvernement a arrêté, mercredi 18 mars, une délibération du Congrès pour adapter les textes encadrant l’enseignement public, du primaire au secondaire, après la fin d’un dispositif transitoire avec l’État.
Jusqu’à présent, certaines étapes clés, notamment la validation de formations ou la délivrance de certifications pour les enseignants du primaire, restaient partiellement gérées par le vice-rectorat, au travers de conventions signées en 2019. Ce système prend fin. C’est désormais la collectivité qui assume pleinement ces missions.
Première évolution, le concours pour devenir professeur des écoles sera désormais entièrement organisé localement. La Nouvelle-Calédonie fixera elle-même les épreuves, les conditions d’accès et les règles de titularisation. Autre modification importante, le diplôme professionnel d’instituteur disparaît. Il est remplacé par une attestation validant les compétences acquises à l’issue de la formation.
La durée d’engagement au service du pays est également fixée à cinq ans pour les instituteurs et professeurs des écoles, afin de stabiliser les effectifs. Enfin, le parcours devient plus lisible : concours, formation, puis validation des compétences sur le terrain, avec un encadrement local renforcé.
Le gouvernement souhaite également garantir que les enseignants formés en Nouvelle-Calédonie puissent travailler ailleurs. Le master MEEF (métiers de l’enseignement, de l’éducation et de la formation), délivré par l’Université de la Nouvelle-Calédonie, reste un diplôme national. Une convention avec l’État est envisagée pour assurer la reconnaissance des certifications professionnelles, ce qui permettra aux enseignants calédoniens de faire valoir leur qualification sur l’ensemble du territoire français.
Dans le second degré, cette réforme prévoit notamment la création de nouveaux postes techniques dans les laboratoires scolaires, dans les domaines scientifiques et environnementaux.
Les règles fixant les critères sont également mises à jour pour s’aligner sur les évolutions appliquées en France, notamment en matière de progression et de rémunération.