
Le papillomavirus humain (HPV) est responsable de la quasi-totalité des cancers du col de l’utérus, et de certains autres cancers, notamment au niveau de l’anus, du pénis ou de la gorge. Hommes et femmes sont concernés. En Nouvelle-Calédonie, le cancer du col de l’utérus constitue un enjeu important de santé publique. "C’est le cinquième cancer le plus fréquent chez la femme, avec un taux d’incidence deux fois supérieur à celui observé en France, en Australie ou en Nouvelle-Zélande", souligne l’Agence sanitaire et sociale. L’ASS-NC lance donc sa nouvelle campagne de vaccination contre le HPV dans les collèges. Le premier est celui de Mariotti, à Nouméa, ce mercredi 25 mars.
Depuis 2015, plus de 10 900 collégiens et collégiennes ont déjà été vaccinés gratuitement dans ce cadre, soit environ 40 % des jeunes concernés. Cette année, "l’ASS-NC fait évoluer son protocole de vaccination contre le papillomavirus humain (HPV). Une campagne annuelle sera désormais organisée en milieu scolaire, avec une première dose administrée en classe de 5ᵉ et une seconde en 4ᵉ. Cette nouvelle organisation vise à simplifier le programme et à améliorer la couverture vaccinale."

La protection maximale contre le HPV est assurée avant tout rapport sexuel, d’où une campagne de vaccination qui concerne essentiellement les enfants entre 11 et 14 ans. Ce vaccin est fortement recommandé dans le calendrier vaccinal calédonien et est entièrement pris en charge pour les enfants de moins de 15 ans.
Depuis 2006, date des premières vaccinations contre le HPV, "plus de 500 millions de doses ont été administrées dans le monde, permettant de disposer d’un important recul scientifique sur son efficacité et sa sécurité. Les effets secondaires observés sont le plus souvent bénins et réversibles, comme une douleur au point d’injection, une rougeur ou des maux de tête", détaille l’ASS-NC.
L’Agence déploie un important arsenal de communication pour prévenir les familles du lancement de la campagne. Au moins un des deux parents doit autoriser l’acte médical. En cas de refus ou d’autorisation, la fiche d’information est obligatoirement à rendre à l’établissement scolaire.