
L’entretien, confirmé par des sources au Parlement et l’entourage du chef de l’État, devait se tenir autour de 20 heures selon une source proche du dossier.
Au menu : les difficultés promises à la réforme constitutionnelle à l’Assemblée nationale, examinée mardi en commission des Lois, et où aucune majorité ne se dessine à ce stade. Dans le camp gouvernemental, on dit aussi s’attendre à une possible obstruction de LFI dans l’hémicycle (à partir du 1er avril).
Le projet de loi est censé organiser avant le 26 juillet un référendum local, où les électeurs calédoniens approuveraient ou rejetteraient l’accord de Bougival, signé à l’été 2025 entre le gouvernement et les forces politiques locales, complété par un accord "Elysée-Oudinot" en janvier.
Au cœur des tensions figure la question des élections provinciales, qui ont déjà été reportées plusieurs fois (elles doivent se tenir avant fin juin sauf changement). Le texte prévoit pour le moment un nouveau report des élections provinciales en fin d’année, ce qui irrite plusieurs groupes d’opposition.
Il vise également à inscrire dans la Constitution française la création d’un "État de la Nouvelle-Calédonie", doté d’une nationalité propre et qui pourrait être reconnu sur la scène internationale.
Largement adopté au Sénat, il est très mal engagé à l’Assemblée nationale, les socialistes refusant à ce stade de lui apporter leur soutien, comme le reste de la gauche. Et le Rassemblement national, réfractaire au report des élections provinciales, voterait aussi contre le texte dans son état actuel, a confirmé à l’AFP un cadre du groupe de Marine Le Pen.