
"Les Calédoniens ont subi plusieurs augmentations du prix de l’électricité. Dans un contexte actuel de fragilité économique et de fragilité sociale, cette facture pèse sur les différents ménages", souligne Christopher Gygès, porte-parole du gouvernement, lors de la conférence de presse du gouvernement, ce mercredi 25 mars. Depuis 2019, le gouvernement calédonien tente d’obtenir de l’État "un accès tarifaire comparable à l’ensemble des citoyens français". Mais le gouvernement français refuse de compenser les coûts électriques de la Nouvelle-Calédonie, de la manière qu’il le fait pour les autres territoires ultramarins, à l’exception de la Polynésie française et de Wallis-et-Futuna, trois territoires officiellement compétents en matière d’énergie.

"Sauf que Wallis-et-Futuna est rentré dans le dispositif il y a près de deux ans, précise Christopher Gygès. Nous ne voulons pas être traités comme des sous-Français", insiste le porte-parole du gouvernement. L’institution a donc voté "un projet de délibération qui porte une résolution à l’État pour demander officiellement à ce que la Nouvelle-Calédonie intègre ce dispositif de Contribution au service public de l’électricité". Le texte doit encore être validé par le Congrès avant d’être présenté à l’État.
"Cela permettrait de faire baisser la facture de 40 à 50 %", assure le porte-parole. Si la demande est réitérée régulièrement depuis 2019, Christopher Gygès, en sa qualité de membre du gouvernement en charge de la politique énergétique, espère que cette résolution aboutira cette fois "rapidement". "Nous aurons l’occasion de l’évoquer avec la mission interministérielle également. C’est important que les dispositifs nationaux qui préservent le pouvoir d’achat puissent être étendus à la Nouvelle-Calédonie. Nous ne demandons pas plus que ce qu’ont les autres."

Un autre texte a été examiné ce mercredi 25 mars au gouvernement concernant les coûts de l’énergie. Au vu du conflit actuel au Moyen-Orient, les membres de l’exécutif planchent sur "un arrêté pour lisser la hausse du carburant sur les prochains mois et éviter des hausses trop brutales pour les Calédoniens", explique Christopher Gygès.

Différentes augmentations vont se produire, il y aura des hausses, nous ne sommes pas isolés du monde, mais cet arrêté nous permettra de répercuter la baisse, quand elle interviendra, plus rapidement. Nous étudions également différents dispositifs d’accompagnement pour différents secteurs d’activité." Le gouvernement affine encore les contours du texte avant d’en dévoiler les détails dans les prochains jours.