
"Nous baissons le prix de l’essence dès aujourd’hui, car nous comprenons que les Australiens subissent une forte pression", a annoncé Anthony Albanese. Le Premier ministre australien a présenté cette mesure après s’être entretenu lundi 30 mars avec les dirigeants des États et des territoires australiens.
Canberra applique une taxe de 31 centimes d’euro (37 francs) par litre sur l’essence vendue à la pompe, qui sera réduite de moitié pendant trois mois. Cette mesure coûtera 2,55 milliards de dollars australiens (181 milliards de francs) au gouvernement, ont indiqué des responsables. Ce dernier s’est efforcé de rassurer les automobilistes en leur expliquant que les livraisons de carburant continuent d’arriver, et que les pénuries d’essence dans les villes rurales sont dues à des achats paniques et à des goulets d’étranglement dans la logistique.
Les États de Victoria et de Tasmanie ont rendu les transports publics gratuits, et Anthony Albanese a exhorté les automobilistes de tout le pays à faire leur possible pour économiser l’essence en réduisant leurs déplacements. "Moins nous consommons de carburant dans les villes, plus nous pouvons en rediriger vers les zones régionales qui sont sous pression", a-t-il affirmé.
"Si la situation s’aggrave, nous prendrons des mesures supplémentaires", a prévenu de son côté Chris Minns, Premier ministre de l’État de Nouvelle-Galles du Sud, dont fait partie Sydney.
Le Parlement national a présenté lundi 30 mars un projet de loi visant à autoriser le gouvernement à garantir l’achat de cargaisons de carburant afin de renforcer les stocks du pays.
Selon les données hebdomadaires publiées par les autorités, les réserves du pays s’élèvent à 39 jours pour l’essence, en légère hausse par rapport à la semaine précédente, et à 30 jours pour le diesel.
Le gouvernement réduira également les coûts pour les camions en diminuant la redevance routière pour les poids lourds.