
Une compagnie aérienne menacée de fermeture, un navire en fin de vie, un réseau de bus limité… Le transport n’a jamais semblé si mal en point, quand bien même il constitue un enjeu essentiel pour répondre aux besoins du territoire. Face à ce constat, le groupe UC-FLNKS et Nationalistes du Congrès a déposé, mercredi 1er avril, un projet de délibération portant création d’une "commission spéciale sur l’organisation et l’avenir du transport et de la mobilité en Nouvelle-Calédonie".
Les six signataires du texte dressent en effet le bilan de décennies de politiques publiques inefficaces en matière de transport. En cause notamment : une "multiplicité des acteurs" responsable à leurs yeux d’une "gestion fragmentée" et incohérente. Le Schéma global des transports et de la mobilité, élaboré en 2013 justement pour assurer une meilleure articulation des politiques publiques sur le sujet, "n’a toujours pas fait l’objet d’une adoption par le Congrès", regrette le groupe.
Ainsi, la future commission devra prendre le relais et mettre sur pied une "approche globale et cohérente", pour l’ensemble des problématiques rencontrées sur le transport, qu’il soit maritime, aérien, terrestre ou scolaire. Plus précisément, l’ambition des signataires du projet de délibération est d’établir un "diagnostic global et partagé", comprenant "un état des lieux complet" du système de transport du territoire, ainsi qu’une "évaluation de l’organisation institutionnelle" et une "analyse de la situation économique et financière des opérateurs de transport".
Les conditions de la continuité territoriale seront également examinées, et "la gouvernance du transport" sera disséquée. Enfin, la commission spéciale pourra soumettre des recommandations "visant à réviser le schéma transports et mobilité, à structurer une politique de transport cohérente à l’échelle du pays."
Présidée par la présidente du Congrès, elle sera composée de deux représentants par groupe politique et d’un représentant par parti élu non constitué en groupe politique. La commission devra se réunir "au moins une fois par mois". Le projet de délibération envisage une première réunion de travail "durant la première quinzaine du mois d’avril".