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Orelsan : "Ça fait longtemps qu’on avait envie de venir en Nouvelle-Calédonie, on est trop contents"
Propos recueillis par Julien Mazzoni | Crée le 03.04.2026 à 10h30 | Mis à jour le 03.04.2026 à 10h30

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Orelsan accueilli à l’aéroport de Tahiti Faa’a pour le Tiki Fest, samedi 28 mars, est attendu ce samedi 4 avril en Nouvelle-Calédonie pour la première édition de l’événement à l’Arène du Sud. Photo B.M. / Radio 1 Tahiti
Avec cinq albums à son actif, des millions d’exemplaires vendus, des succès devenus populaires, comme "Basique" et "La Quête", la minisérie Bloqués avec son ancien comparse Gringe, ou encore le cinéma, le rappeur, auteur, scénariste et acteur Orelsan se produit lors d’un showcase inédit samedi 4 avril, sur la scène de l’Arène du Sud, dans le cadre de la première édition du festival polynésien Tiki Fest en Nouvelle-Calédonie.

C’est la première fois que vous venez en Nouvelle-Calédonie, que connaissez-vous de ce pays ?

Bah malheureusement j’ai assez honte, mais je ne connais pas grand-chose de la Nouvelle-Calédonie et c’est pour ça que je suis très content de découvrir.

Vous arrivez de Tahiti, pourquoi ces showcases dans le Pacifique, loin de vos circuits habituels ?

On m’a proposé de venir en Polynésie, et je trouvais ça trop bien de jouer mes chansons loin de chez moi dans un autre contexte. J’étais déjà venu à Tahiti il y a trois ans, et ça s’était hyper bien passé, on avait reçu un super bon accueil.

Ça fait longtemps qu’on avait envie de venir en Nouvelle-Calédonie, mais à chaque fois, on avait du mal à trouver le créneau à cause de la distance, parce que ça prend un peu de temps de venir. Mais au final, on a réussi, donc on est trop contents.

Ce format de showcase, vous pouvez l’expliquer ? Vous avez dû adapter vos prestations ?

Oui, en fait on appelle ça un “showcase”, parce qu’il n’y a pas la même scénographie qu’en France, parce qu’on ne peut pas ramener tout le décor, et puis parce qu’il n’y a pas les musiciens, mais ça reste quand même un vrai concert. Je joue un peu plus d’une heure, des anciens et des nouveaux morceaux, j’ai justement une set list un peu adaptée au fait d’être en Nouvelle-Calédonie. Donc même si on appelle ça showcase, c’est un vrai concert.

Vous écrivez des textes très ancrés dans la société française, pensez-vous qu’ils parlent aussi au public du Pacifique ?

Je pense que même s’il y a des différences, on peut se retrouver. Moi, j’ai grandi en écoutant du rap américain et du rap anglais qui parlaient d’une vie différente de la mienne, mais j’arrivais quand même à trouver des choses qui me parlaient et à m’identifier, donc je me dis qu’après ça reste des histoires sur lesquelles on peut se projeter.

Certaines chansons, comme "Jour Meilleur" ou "La Quête", tu peux venir de n’importe où dans le monde, ce sont toujours des sentiments humains (j’espère).

Ma vie de tous les jours, c’est de faire de la musique et ça n’a pas toujours été le cas, donc tout a changé.

Quand on joue devant un public que l’on n’a pas l’habitude de rencontrer, on sent plus stressé ou au contraire plus libre ?

C’est un mélange des deux. Il y a toujours un petit stress, mais aussi un petit côté excitant de la différence, un petit côté de liberté, donc on va dire que c’est entre les deux.

Qu’est ce qui vous inspire le plus quand vous écrivez ?

Il y a beaucoup de choses qui m’inspirent, des expériences, des histoires. Tout m’inspire, c’est difficile à savoir en fonction des morceaux, mais globalement, j’aime bien essayer de raconter des choses qui parlent aux gens.

Comment vous écrivez, vous partez d’une idée ou d’un son ?

J’écris un peu dans les deux sens, des fois ça part d’un son, des fois ça part d’une idée. Je prends beaucoup de notes.

Mon frère avait fait un documentaire où il expliquait comment j’écris, et c’est vraiment de la prise de notes un peu tout le temps.

Avec le succès, qu’est ce qui a le plus changé dans votre vie personnelle et artistique ?

Beaucoup de choses ont changé, parce que j’ai la chance de vivre de ma passion. Ma vie de tous les jours, c’est de faire de la musique et ça n’a pas toujours été le cas, donc tout a changé.

Il faut dire aussi que je n’ai pas du tout le même âge que quand je n’étais pas connu. Ça fait maintenant vingt ans que je vis de ma musique, donc oui, il y a beaucoup de choses qui ont changé dans ma vie en général.

Le fait de voyager et de voir d’autres choses, ça permet d’ouvrir l’esprit. Ça peut se répercuter dans des idées, dans des phrases, des morceaux, des influences musicales, dans la façon de voir le monde.

Orelsan, c’est un rappeur ou un auteur qui raconte des histoires en musique ?

Pour moi, je serai toujours un rappeur, parce qu’à la base, je fais du rap. Après, c’est sûr qu’il y a des chansons qui ne sont pas du rap, puisque ce sont des mélodies chantonnées, donc c’est toujours à mi-chemin. Mais maintenant, je me vois plus comme un auteur de toute façon. Quand je fais un morceau de rap, je l’écris de la même façon que quand je fais un morceau plus chanté, donc je ne me pose pas trop de questions. Je reste un rappeur qui écrit aussi d’autres choses.

Cette escapade dans le Pacifique peut-elle avoir une influence sur vos futurs textes ?

Oui carrément, c’est possible. C’est sûr que le fait de voyager et de voir d’autres choses ça permet d’ouvrir l’esprit. Ça peut se répercuter dans des idées, dans des phrases, dans des morceaux, dans des influences musicales, dans la façon de voir le monde. Donc, c’est sûr que ça a de l’influence.

L’Orelsan d’aujourd’hui est-il celui qu’il voulait devenir hier ?

C’est difficile à dire, mais je pense qu’il y a pas mal de cases qui ont été cochées. En tout cas, moi je me sens heureux et j’ai l’impression d’avoir suivi une évolution qui me ressemble, donc oui.

Déjà, rien que le fait de vivre de la musique et d’avoir une passion, d’avoir de la reconnaissance, c’est “ouf”, donc je pense que c’est un peu tout ce à quoi j’aspirais : c’était vraiment de pouvoir vivre de ma passion, faire de la musique, faire des films, écrire, et en ça je pense que oui.

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