
La ministre australienne des Affaires étrangères, Penny Wong, a promis 1 million de dollars australiens (71,5 millions de francs) à la Papouasie-Nouvelle-Guinée pour répondre aux conséquences du cyclone Maila. Une autre enveloppe de 1,5 million de dollars australiens (107 millions de francs) sera versée aux îles Salomon. Le cyclone a commencé à s’affaiblir samedi et a depuis été rétrogradé au rang de dépression tropicale.
En Papouasie-Nouvelle-Guinée, les communications avec les communautés touchées restaient difficiles dimanche et des opérations de secours sont en cours pour fournir de la nourriture, de l’eau et des abris temporaires, selon le Premier ministre James Marape.
Deux cyclones dans la région [1] : après Fidji, l’Australie et la Nouvelle-Zélande en alerte [1]
"Les informations continuent d’arriver et restent parcellaires, mais nous veillerons à atteindre chaque endroit, chaque île et chaque communauté touchés", a indiqué M. Marape dans un communiqué, annonçant son intention de se rendre dans la province de Milne Bay (sud-est), où de nombreux dégâts ont été signalés.
Sur l’île Bougainville, une région autonome de Papouasie-Nouvelle-Guinée qui cherche à obtenir son indépendance, le cyclone a détruit des infrastructures essentielles, comme des routes et des ponts, et gravement perturbé les chaînes d’approvisionnement alimentaire, a indiqué samedi le gouvernement régional dans un communiqué. Les écoles ont été fermées cette semaine.
Onze personnes ont été tuées dans la région, dont huit dans un glissement de terrain. L’accès à Panguna, où se trouve une mine d’or et de cuivre qui fut autrefois parmi les plus grandes du monde, a été coupé. Le président de la région autonome de Bougainville, Ishmael Toroama, a appelé la population à "ne pas perdre espoir" dans un communiqué vendredi.
Aux îles Salomon, de fortes répercussions du cyclone ont été ressenties dans les communautés isolées des provinces de l’Ouest et de Choiseul.