
L’enquête judiciaire progresse après le drame survenu dans la nuit du 11 au 12 avril sur la troisième plage de Ouano, à La Foa [1]. Le parquet de Nouméa a annoncé avoir ouvert lundi 13 avril une information judiciaire pour homicide volontaire et violences volontaires aggravées avec arme. Le suspect a été mis en examen puis placé en détention provisoire sur décision du juge des libertés et de la détention, conformément aux réquisitions du parquet.
Selon le procureur de la République, Yves Dupas, les faits se seraient déroulés le samedi 11 avril vers 22h30, lors d’une fête organisée à l’occasion d’un départ, réunissant une trentaine de personnes.
Selon les premiers éléments de l’enquête, deux pick-up seraient arrivés sur les lieux à un moment donné. Des insultes auraient été échangées entre leurs occupants et les participants à la soirée, avant que la situation dégénère.
Un homme serait alors descendu de l’un des véhicules en brandissant un couteau. Une bagarre aurait ensuite éclaté, au cours de laquelle deux personnes ont été touchées : un jeune de 19 ans, blessé à la main, et un homme de 20 ans, grièvement atteint à l’abdomen. Les voitures auraient ensuite quitté les lieux.
Malheureusement, la victime la plus gravement blessée est décédée peu après, vers minuit et demie. Une autopsie a été ordonnée.
Plus tard dans la nuit, le suspect a contacté lui-même les gendarmes, explique le parquet, et a proposé de les rencontrer à son domicile, à Boulouparis, où il a été interpellé sans résistance et placé en garde à vue.
Au cours de son audition, il a affirmé ne pas avoir voulu tuer ni blesser. Il a cependant reconnu avoir porté "plusieurs coups dans la foule", en expliquant avoir agi pour se défendre et intimider le groupe.
Toujours selon les éléments communiqués par le procureur, il aurait ajouté s’être rendu sur place avec un couteau de chasse, estimant que la fête se déroulait "sur un lieu appartenant à sa famille".
Le mis en examen, dont l’âge n’a pas été communiqué par le parquet, présente plusieurs antécédents, notamment pour vols aggravés et violences. L’information judiciaire devrait permettre de reconstituer précisément le déroulé des faits. Les investigations se poursuivent, avec de nombreuses auditions et des analyses techniques.
Par ailleurs, le parquet indique avoir ouvert, mardi 14 avril, une enquête en flagrance après la diffusion, sur les réseaux sociaux, de messages contenant des menaces visant certains témoins. Le parquet souligne que ces faits feront également l’objet de poursuites judiciaires.