
Billy Joseph, le ministre de la Défense papouan-néo-guinéen, est accusé d’ingérence dans le recrutement de l’armée, ont rapporté les médias locaux. Estimant avoir été injustement visé pour avoir dénoncé l’affaire, un petit noyau de soldats a quitté leur poste pour protester contre le gouvernement, notamment en tenant un barrage routier dans la capitale Port Moresby, mardi 14 avril.
Le chef de l’armée, Philip Polewara, a ordonné mercredi un "cantonnement strict" d’un mois pour toutes les bases militaires, tandis que le Premier ministre James Marape a appelé les troupes à "cesser immédiatement" leurs manifestations.
Les mesures de sécurité prévoient la fermeture des arsenaux d’armes, la restriction de l’utilisation des véhicules militaires et limitent les déplacements à l’intérieur et à l’extérieur des casernes. "Toute violation de cette directive sera considérée comme une faute disciplinaire grave", indique une directive signée par Philip Polewara.