
Une information judiciaire du chef d’homicide volontaire sur ascendant légitime a été ouverte, informe le procureur de la République, à la suite de la mort d’un homme de 78 ans, jeudi 16 avril dans le quartier d’Ondémia, à Païta [1]. Son fils, âgé de 53 ans, est soupçonné de l’avoir tué à coups de sabre au cours d’une altercation survenue en début de soirée.
Lors de sa garde à vue, l’auteur présumé a reconnu les faits, indiquant s’être rendu au domicile de son père situé plus haut sur le terrain familial, armé d’un sabre d’abattis. Il s’est alors rendu dans la chambre de la victime avant de lui porter deux coups de sabre à la tête. S’ensuit un échange de coups à mains nues, qui s’achève par la chute au sol du père, atteint par une "dizaine de violents coups de poing". Le fils se saisit alors à nouveau de son sabre, et assène de nombreux coups sur la tête de la victime, allongée sur le sol de la véranda.
Interrogé sur le mobile du crime, l’homme de 53 ans a évoqué le harcèlement et la maltraitance de son père envers lui mais également envers ses petits-enfants, qu’il traitait "comme des animaux". Il a également rapporté des faits de violences commis par la victime "dans les années 2013-2014, et des menaces de mort proférées fréquemment", révèle le procureur de la République, Yves Dupas. D’autre part, selon un témoin, l’auteur présumé présentait une fragile psychologiquement et était plongé dans un état de "grande angoisse" depuis la perte de son emploi, à la suite des émeutes de 2024.
Mis en examen pour homicide volontaire, il a été placé en détention provisoire. Il encourt la réclusion criminelle à perpétuité.