
L’État a annoncé, dans un communiqué publié la semaine dernière, le lancement, entre juin et août, des travaux de réfection des aires aéronautiques de l’aéroport de Hihifo, à Wallis. Le chantier sera réalisé par l’entreprise Colas. "Essentiel pour le territoire, il a pour objectif de moderniser la piste, les voies de circulation et l’aire de stationnement des avions, afin de garantir des conditions de sécurité optimales et de répondre aux normes internationales", indique la préfecture de l’archipel, qui précise que "le montant de l’investissement s’élève à 23 millions d’euros (2,7 milliards de francs, NDLR), entièrement financé par l’État". La durée de vie attendue de cette réfection est estimée à vingt ans.
"Avec le temps et les conditions climatiques, les infrastructures s’usent. Ces travaux s’inscrivent dans un programme classique de maintenance des équipements aéronautiques. La sécurité des décollages et des atterrissages est pleinement assurée, ces interventions permettront de maintenir ce haut niveau d’exigence et de l’améliorer encore, tout en renforçant la durabilité des installations", ajoute l’État.
Pour la réalisation du chantier, 23 500 tonnes de matériaux seront acheminées par barge par Colas depuis la Tasmanie, via Fidji, jusqu’à Wallis. "Il s’agit du granulat qui sera utilisé. Il présente toutes les caractéristiques techniques requises et va même au-delà en termes de qualité", précise la préfecture. Des équipements spécifiques seront également installés temporairement sur le territoire le temps du chantier.
Les principaux travaux se dérouleront sur une période concentrée entre juin et août, "afin de limiter leur durée et leurs impacts", assure encore la préfecture. "Pleinement consciente des désagréments que ce chantier pourra occasionner", elle indique vouloir "garantir la continuité du service aérien pendant cette période". "Des adaptations seront nécessaires, mais les services de l’État travaillent en étroite coordination avec la société Colas pour limiter au maximum les perturbations."
Pendant les périodes de présence des barges, une circulation accrue de camions est à prévoir entre le port et l’aéroport pour l’acheminement des matériaux. Cette phase ne devrait pas excéder quarante-huit heures. La préfecture informera la population en amont des modalités précises de circulation et des éventuelles recommandations à suivre. "Cette opération représente un investissement important pour Wallis-et-Futuna, et permettra de disposer d’infrastructures plus sûres, plus modernes et mieux adaptées aux besoins du territoire", conclut la préfecture.
Début avril, l’aéroport avait reçu sa nouvelle tour de contrôle.