
"Je souhaite constituer et lancer un nouveau mouvement politique", déclare Philippe Dunoyer, en introduction de sa conférence de presse ce jeudi 23 avril, donnée à Nouméa. L’homme politique, cadre de Calédonie ensemble, qu’il a intégré il y a 22 ans, a décidé de quitter son parti en raison, d’une part, de "désaccords" et de "divergences", qui "existent entre Philippe Gomès et moi, ce qui ne permet pas de conduire une campagne provinciale de manière apaisée". Cette fracture s’était révélée publiquement, lorsque Philippe Dunoyer avait signé le complément à l’accord de Bougival, Élysée-Oudinot, en janvier à Paris, que Philippe Gomès avait refusé de parapher.
Mais, au-delà de cette mésentente, c’est la situation actuelle qui pousse l’élu à prendre ses distances, affirme-t-il. Un constat, d’abord : "les discussions institutionnelles sont au point mort, et il n’y a aucune possibilité qu’un accord émerge avant les élections provinciales", même avant les présidentielles, estime Philippe Dunoyer.
La principale préoccupation de son mouvement, qui n’a pas encore de nom, est la crise que subit la Nouvelle-Calédonie, économique, sociale, sanitaire, etc. "Il y a un grand risque qu’une nouvelle crise encore plus profonde touche des milliers de Calédoniens et d’entreprises, bien avant qu’un accord institutionnel, qui est nécessaire, ne soit trouvé." Le représentant considère donc qu’il faut désormais "prioritairement se tourner vers ces problèmes" et "y apporter une réponse concrète".
Philippe Dunoyer indique "ouvrir ce nouvel espace aux électeurs et aux partis qui ne se retrouvent pas représentés, écoutés ou entendus" par les formations politiques existantes, et qui "ont envie de s’engager dans cet objectif". Une liste sera présentée aux provinciales.
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