
Le groupe minier français, qui avait subi une lourde perte nette de 57 milliards de francs (477 millions d’euros) en 2025, a commencé l’année dernière la production de lithium sur son implantation de Centenario, en Amérique latine, et les ventes, nulles au premier trimestre 2025, s’élèvent à 6,8 milliards de francs (57 millions d’euros) début 2026.
La production poursuit sa "montée en puissance", "avec un taux d’atteinte proche de 80 % en moyenne sur le mois de mars, en ligne avec les objectifs", dit Eramet.
Au total, le chiffre d’affaires du groupe en données ajustées – excluant la majeure partie des activités de la Société Le Nickel (SLN) depuis que l’État finance "intégralement" cette ancienne filiale en Nouvelle-Calédonie, mais incluant les revenus de la part minoritaire dans Weda Bay en Indonésie – s’élève à 100 milliards de francs (840 millions d’euros), contre 88,5 milliards (742 millions d’euros) un an plus tôt.
Les ventes de nickel issues de Weda Bay, plus grande mine de nickel au monde en Indonésie, dont Eramet est actionnaire, ressortent également en progression par rapport à l’année précédente.
Jeudi, Eramet a indiqué avoir demandé de réviser à la hausse son quota, "dont la production sera atteinte d’ici mi-mai". Les autorités du pays, premier producteur mondial, prévoient des quotas de production et de ventes du métal beaucoup plus faibles en 2026 qu’en 2025.
Concernant son activité de production de sables minéralisés au Sénégal, interrompue à la suite d’un incendie le 22 février, un "redémarrage progressif et partiel des installations" est prévu "à partir de fin avril".
"Ce premier trimestre confirme la capacité du groupe à s’adapter et à se mobiliser pour tenir ses objectifs, malgré les aléas", a commenté la PDG par intérim Christel Bories, citée dans un communiqué.
Les actionnaires d’Eramet "pleinement engagés" pour la réussite de l’augmentation de capital [1]
L’entreprise, qui produit aussi du manganèse au Gabon, prévoit de se recapitaliser "à hauteur d’environ 500 millions d’euros en 2026" (60 milliards de francs). Le principe en a été "convenu" avec ses principaux actionnaires, la famille industrielle Duval (37 % du capital) et l’État (27 %).
Les "résolutions nécessaires au vote d’une augmentation de capital" seront votées lors de la prochaine assemblée générale le 27 mai, a précisé Christel Bories.