
Pétrels de Gould et de Tahiti, puffins…. La triste "saison" des échouages de ces espèces marines commence en Nouvelle-Calédonie. Chaque année, à l’approche du mois de mai, le pays connaît un afflux d’oiseaux qui sont désorientés par la pollution lumineuse, en particulier dans les villes. Il s’agit souvent du premier envol des jeunes individus, qui, à cette période, quittent massivement les colonies.
Sauf qu’une fois à terre, le sort de ces juvéniles est généralement scellé, puisqu’incapables de redécoller. Ils se trouvent alors à la merci de nombreux prédateurs, mais aussi des automobilistes qui peuvent les écraser par mégarde lorsqu’ils sont échoués sur la chaussée. Pour tenter d’endiguer ces pics de mortalité, la Société calédonienne d’ornithologie (SCO) pilote de longue date l’opération S.O.S pétrels, qui vise à signaler et recueillir les individus encore en vie.
Désormais, les Calédonien(ne)s sont prié(e)s de contacter directement le Coss (Centre opérationnel de surveillance et de sauvetage en mer) en composant le 16, numéro gratuit. Une fois le signalement effectué, le réseau de bénévoles de l’association est prévenu et prend le relais.
En attendant leur intervention, voici les bons gestes à adopter pour sauver les oiseaux échoués. Ils peuvent être recueillis dans un carton fermé mais troué, placé non seulement au calme, mais aussi à l’abri de la chaleur. Par ailleurs, il ne faut pas les nourrir.