
Dans un communiqué publié ce vendredi 24 avril, le gouvernement "exprime sa vive préoccupation" face à l’augmentation des rodéos urbains sur la voie publique, notamment à Nouméa. Une communication qui fait suite à l’évènement organisé le week-end du 18 et 19 avril [1], dans le quartier de Ducos, et qui a réuni environ 200 personnes. Quatre conducteurs avaient été interpellés.
L’exécutif tient ainsi à rappeler que "ces pratiques, en plus d’être strictement illégales, présentent une dangerosité extrême pour les participants – conducteurs comme spectateurs – ainsi que pour l’ensemble des usagers de la route", en plus de générer "des nuisances sonores importantes pour les riverains".
Ce genre de rassemblements, qui consiste à faire déraper des véhicules au milieu d’une foule de spectateurs, est encadré par une délibération du gouvernement relative aux manifestations sportives. Cette réglementation impose une déclaration préalable "au plus tard deux mois avant la date prévue de l’évènement" et la fourniture de pièces obligatoires (parcours empruntés, attestation d’assurance, accord du propriétaire du terrain, etc.). "La tenue de ce type d’évènement est ainsi subordonnée à l’obtention préalable d’une autorisation délivrée par le gouvernement", souligne l’exécutif.
Celui-ci rappelle également les sanctions encourues : un million de francs d’amende pour une personne physique et jusqu’à 10 millions de francs pour une personne morale. "Le gouvernement appelle chacun à faire preuve de responsabilité, afin de mettre un terme à ces pratiques dangereuses et de favoriser l’organisation de manifestations automobiles encadrées, dans des conditions garantissant la sécurité de tous."