
Insultes, vols, dégradations des locaux, de véhicules… Ces dix derniers mois, la société Enercal a comptabilisé pas moins de "onze actes de violence". Les premières victimes sont les salariés. Ces derniers se sont mobilisés, mardi 28 avril, devant les différentes antennes d’Enercal à travers le pays, pour dénoncer ce phénomène grandissant.
Une violence "inacceptable", estime la direction. "La mission quotidienne des femmes et des hommes salariés d’Enercal est d’assurer partout, à chaque instant, l’alimentation en électricité des Calédoniens, de leurs habitations, de leurs entreprises, des services essentiels…"
D’autre part, "tout acte de violence et de dégradation a un impact direct sur la qualité du service provoquant retards dans les interventions, mobilisation de moyens supplémentaires, coûts de réparation ou de remplacement…" La société appelle ainsi chaque Calédonien "à la responsabilité et au respect de celles et ceux qui assurent le service public de l’électricité, utile à tous".
Déjà, en février, à l’appel de l’USTKE, des salariés d’Enercal avaient débrayé pendant une heure devant leurs lieux de travail après des vols et des dégradations à répétition. Ils souhaitaient ainsi interpeller "les politiques des communes et les coutumiers des régions".