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Le FLNKS appelle à "construire ensemble un statut qui mette un terme définitif à l’engrenage de la violence"
A.T. | Crée le 05.05.2026 à 07h53 | Mis à jour le 05.05.2026 à 07h59

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Le FLNKS a diffusé un communiqué signé de son chef Christian Tein (au centre), ce lundi 4 mai. Photo Julien Mazzoni
Morts de Jean-Marie Tjibaou et de Yeiwene Yeiwene, assaut de la grotte d’Ouvéa, signature des accords de Nouméa et plus récemment crise insurrectionnelle… En ce mois de mai, particulièrement chargé en dates symboliques, le FLNKS tient à honorer la mémoire de toutes ces victimes, rappelant que ses militants n'ont "jamais abandonné leur rêve" : celui de "retrouver leur dignité et leur souveraineté sur leurs terres ancestrales".

Il y a 37 ans, le 4 mai 1989, Jean-Marie Tjibaou et Yeiwene Yeiwene, leaders du FLNKS, étaient tués par Djubelly Wea à Ouvéa, île sur laquelle un an plus tôt 19 kanak tombaient lors de l’assaut de l’armée dans la grotte de Gossanah, un épisode qui coûta également la vie à six gendarmes. "Mais notre mémoire ne commence pas en 1988", interpelle, dans un communiqué, le président du Front, Christian Tein, rappelant que le 18 mai 1868, dix habitants de Pouébo étaient guillotinés pour avoir défendu leur terre contre la spoliation du gouverneur Guillain. Sans oublier, plus récemment, les victimes mortes lors de la crise insurrectionnelle du 13-Mai.

"Mai, marqué par les violences et les drames"

À toutes ces personnes, le FLNKS tient à adresser une "pensée fidèle et respectueuse". "Tout au long de notre histoire coloniale, le mois de mai a été marqué par la violence et les drames, endeuillant nos familles. Toutes ces morts, tous ces drames trouvent leur origine dans une même réalité : la volonté farouche de l’État français de maintenir sa domination coloniale sur la terre kanak", analyse le FLNKS, qui le martèle : "Le peuple kanak n’a jamais accepté la colonisation et ne l’acceptera jamais. À chaque fois, nous avons résisté. Nous avons défendu nos terres, notre identité. À chaque fois, la répression s’est abattue avec une grande violence. Mais, génération après génération, nous n’avons jamais abandonné notre rêve, le rêve de nos pères : retrouver notre dignité et notre souveraineté sur nos terres ancestrales."

Mais le mois de mai est également marqué par des pages moins sombres du pays, comme la signature de l’accord de Nouméa, en 1998. Un texte dont l’interprétation déchire aujourd’hui indépendantistes et loyalistes, que le FLNKS qualifie d'"accord historique de décolonisation, fondateur de notre destin commun." "Aujourd’hui, alors que les négociations sont difficiles, nous interpellons solennellement les représentants du peuple français afin que les drames qui ont jalonné notre histoire ne se reproduisent plus. Il est temps de refermer la parenthèse coloniale, insiste Christian Tein, pour qui "la voie de la pleine souveraineté dans un destin commun ne peut être celle du passage en force permanent."

Maintien du "corps électoral actuel" aux provinciales

Dans ce contexte, alors que des " relations nouvelles" entre le Caillou et l’Hexagone ont émergé de l’accord de Nouméa, ce lien "ne peut désormais s’exprimer que dans un statut avec la France et non plus dans la France", selon le mouvement indépendantiste. "Nous appelons l’ensemble des forces politiques du pays ainsi que le gouvernement français à s’engager dans un dialogue sincère pour construire ensemble un statut qui mette un terme définitif à l’engrenage de la violence et permette l’émergence d’un pays paisible, juste et prospère pour l’ensemble des citoyens calédoniens, conclut le Front, désormais concentré sur les prochaines échéances. Dans cette perspective, il est indispensable d’organiser les élections provinciales avant le 28 juin 2026, avec le corps électoral actuel, afin de redonner la parole au peuple et de relancer les discussions institutionnelles avec une représentation politique renouvelée."

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