
Trois mâts culminant à 70 mètres, 127 mètres de long, 20 nœuds de vitesse de pointe, 36 membres d’équipage… Côté chiffres, le Koru, qui est entré en rade de Papeete mardi 5 mai après avoir quitté les Caraïbes en février et être passé par les Galapagos, donne autant le vertige que la fortune de son propriétaire. Jeff Bezos, fondateur d’Amazon, de Blue Origin, un temps homme le plus riche du monde, a été rétrogradé à la quatrième place du classement de Forbes avec ses 280 milliards de dollars de fortune (28 500 milliards de francs).
Et pourtant, à en croire le magazine people Page Six, le Koru serait "trop immense", trop cher et plus assez discret pour le milliardaire, qui serait prêt à s’en séparer. Difficile de savoir si le prix évoqué par la presse internationale – 500 millions de dollars, soit près de 51 milliards de francs – comprend le "support ship" qui l’accompagne partout, l’Abeona, qui, avec ses 75 mètres, pourrait lui aussi prétendre au titre de super yacht.
Mais, les acheteurs potentiels doivent surtout faire attention aux coûts d’entretien et d’opération des deux navires : 3 milliards de francs par an environ (30 millions de dollars), équipage et carburant inclus, toujours d’après Page Six.
Autre précision utile pour les plaisanciers intéressés par l’investissement dans le plus grand yacht à voile du monde : l’imposante sculpture de bois installée en proue du navire représente Lauren Sanchez, l’épouse de Jeff Bezos, en sirène. Le Koru devrait donc garder, même après sa vente, un peu de ses anciens propriétaires à bord.