Les Nouvelles Calédoniennes
Published on Les Nouvelles Calédoniennes (https://www.lnc.nc)

Accueil > Pacifique > Australie > Faits divers > Deux Australiennes liées à l’État islamique inculpées pour avoir détenu une esclave en Syrie > Deux Australiennes liées à l’État islamique inculpées pour avoir détenu une esclave en Syrie

Deux Australiennes liées à l’État islamique inculpées pour avoir détenu une esclave en Syrie
A.T. | Crée le 09.05.2026 à 13h23 | Mis à jour le 09.05.2026 à 13h23

caab3e4a9ef969eab42bb3v_00137520.jpg

Zeinab Ahmad, l’une des deux femmes liées à des djihadistes présumés de l’État islamique, est emmenée dans un véhicule blindé de la police devant le tribunal de première instance de Melbourne le 8 mai. Photo : AFP /Martin Keep
Une mère et sa fille, toutes deux de nationalité Australienne, ont été inculpées pour avoir détenu une esclave en Syrie tout en apportant leur soutien à des membres de leur famille liés au groupe État islamique (EI), a déclaré, vendredi 8 mai, la police australienne après leur arrestation à Melbourne.

La police a indiqué que les deux femmes, qui s’étaient rendues en Syrie en 2014 pour rejoindre le groupe EI, avaient "sciemment détenu une esclave chez elles". Elles sont rentrées en Australie jeudi soir pour la première fois depuis près de dix ans, en provenance du camp de détention syrien de Roj où elles étaient bloquées depuis la débâcle du groupe État islamique. Elles ont été immédiatement arrêtées à l’atterrissage de leur vol Qatar Airways à l’aéroport international de Melbourne.

Kawsar Ahmad, 53 ans, et sa fille Zeinab, 31 ans, ont été arrêtées pour "crimes contre l’humanité" commis alors qu’elles vivaient sous le califat autoproclamé du groupe État islamique. Kawsar Ahmad s’est rendue "complice de l’achat d’une esclave pour 10.000 dollars américains", a précisé la police fédérale australienne. Sa fille a, quant à elle, "sciemment détenu une esclave à son domicile".

Une autre femme de 32 ans, Janai Safar, a par ailleurs été arrêtée à son arrivée avec son fils, cette fois à l’aéroport de Sydney, et inculpée pour être entrée dans une zone restreinte et avoir rejoint une organisation terroriste. Elle a rejoint son mari, un membre du groupe État Islamique en Syrie en 2015. L’Australie a érigé en infraction le fait de se rendre dans la province de Raqqa, bastion du groupe État islamique en Syrie, entre 2014 et 2017. "Elle a un fils de neuf ans. Ils vivent depuis de nombreuses années dans des conditions véritablement épouvantables dans des camps de réfugiés", a déclaré l’avocat de la défense, Michael Ainsworth, lors d’une audience. Janai Safar, semblait abattue lorsqu’elle est apparue à l’écran depuis une prison de l’ouest de Sydney, et s’est vu refuser la liberté sous caution.

Au total, quatre femmes et neuf enfants sont rentrés en Australie depuis la Syrie jeudi soir. La quatrième femme du groupe n’a pas été arrêtée.

"Épouses de l’EI"

"L’une des choses qui distingue notre société de la barbarie anarchique de Daech, c’est que nous croyons en l’État de droit", a déclaré le Premier ministre australien Anthony Albanese. "Je n’ai absolument aucune sympathie pour ces personnes. J’ai toutefois de la compassion pour les enfants, qui sont victimes des choix faits par leurs parents."

Cette affaire, médiatisée en Australie sous le nom des "épouses de l’EI", a suscité de vives réactions dans le pays. Le président de la Commission australienne des droits humains, Hugh de Kretser, a exhorté le mois dernier Canberra à faciliter le retour de 34 femmes et enfants australiens détenus depuis sept ans dans le camp de Roj. Mais d’autres accusent ces femmes d’avoir tourné le dos à l’Australie et estiment qu’elles devraient être laissées à leur sort pour affronter les conséquences de leur choix.

Des ressortissants australiens avaient déjà pu quitter ce camp en 2019, en 2022 et 2025. Des centaines de femmes de pays occidentaux ont été attirées au Moyen-Orient quand le groupe État islamique occupait un territoire important au début des années 2010, suivant dans de nombreux cas leurs maris, des combattants jihadistes.

L’Australie, le Canada, le Royaume-Uni, la France et d’autres pays peinent encore à décider du sort de leurs citoyens restés bloqués, souvent dans des camps, après la chute du groupe État islamique.

MERCI DE VOUS IDENTIFIER
X

Vous devez avoir un compte en ligne sur le site des Nouvelles Calédoniennes pour pouvoir acheter du contenu. Veuillez vous connecter.

J'AI DÉJA UN COMPTE
Saisissez votre nom d'utilisateur pour LNC.nc | Les Nouvelles Calédoniennes
Saisissez le mot de passe correspondant à votre nom d'utilisateur.
Mot de passe oublié ? [1]
JE N'AI PAS DE COMPTE
  • Vous n'avez pas encore de compte ?
  • Créer un nouveau compte [2]

Vous avez besoin d'aide ? Vous souhaitez vous abonner, mais vous n'avez pas de carte bancaire ?
Prenez contact directement avec le service abonnement au (+687) 27 09 65 ou en envoyant un e-mail au service abonnement [3].

Source URL:https://www.lnc.nc/article/deux-australiennes-liees-a-l-etat-islamique-inculpees-pour-avoir-detenu-une-esclave-en-syrie asdasdasdad

Links
[1] https://www.lnc.nc/user/password [2] https://www.lnc.nc/user/register [3] https://www.lnc.nc/formulaire/contact?destinataire=abonnements