
C’est un nouveau collectif mis en place après les élections municipales car certains d’entre nous étaient colistiers. On est un groupe de jeunes entre 20 et 40 ans. Certains sont dans des partis politiques, d’autres pas du tout, ce qui fait qu’on a vraiment des visions et des engagements différents.
Notre objectif n’est pas du tout de tirer une liste aux provinciales ou de créer un parti. Notre but, c’est vraiment de recréer des espaces d’échanges et d’informations pour éclairer les gens et surtout la jeunesse sur les sujets qui tournent autour de la politique dans le pays.
C’est exactement ça. La plupart d’entre nous, on n’allait pas voter, on ne s’intéressait pas vraiment à comment fonctionnait notre pays. C’est vraiment à la suite des dernières élections, mais surtout des événements de 2024 qu’on a commencé à s’intéresser au pays.
Oui, une grosse prise de conscience même. Aujourd’hui, on se dit qu’il est important que tout le monde s’intéresse à la politique parce qu’elle est partout : dans notre quotidien, dans la vie chère, le travail, les transports etc. C’est important que les gens comprennent quelles décisions sont prises dans nos institutions pour qu’ils aient envie aussi de donner leur avis et qu’ils se sentent acteurs de ce qui se passe dans le pays.

On est bien conscients que sur les réseaux sociaux il y a beaucoup de désinformation. Nous, on compte aussi lutter contre le vote identitaire ou le vote de la peur. À travers ces journées, on ne veut pas orienter les gens mais les inciter à se situer par eux-mêmes. L’idée c’est qu’ils aillent chercher des informations, des réponses et que demain, ils sachent pourquoi ils ont voté pour tel ou tel candidat en s’intéressant à tel ou tel programme et non pas parce que la famille vote comme ça et donc ils suivent le mouvement.
Oui tout à fait et à force de voter de manière non conscientisée, de plus en plus de personnes se désintéressent et ne vont plus voter.
Exactement. C’est même de là que tout part : on pense que beaucoup de gens ne comprennent pas la place de la politique dans notre quotidien. Du coup, on voit souvent aussi que ces mêmes personnes, qui ne vont pas voter, sont les premières à se plaindre. Aujourd’hui on a envie de dire à toutes ces personnes : vous avez un pouvoir entre vos mains.
Il est important de mettre un peu de la lumière sur tout ce qui se passe dans le pays. Car le fait de rester dans l’obscurité, ça engendre des violences. Parfois, on sort dans la rue sans même trop savoir pourquoi si ce n’est parce qu’on a une haine intérieure et sans doute aussi un mal-être dans la société qui n’arrive pas à s’exprimer et surtout qui n’est pas entendu. L’objectif de ces journées, c’est de créer des espaces d’échanges de paroles où chacun puisse s’exprimer sans filtre. Peu importe son opinion politique. Peu importe son opinion.
On est engagés d’abord pour la jeunesse et surtout pour le pays donc nos actions sont ouvertes et gratuites pour toute personne qui souhaite s’informer. C’est pour ça aussi qu’on invite différentes personnalités politiques à venir s’exprimer.
Oui c’était important car on veut que toutes les personnes qui viennent ne se sentent pas jugées ou prises dans un parti, dans une opinion. On a donc essayé d’inviter des figures politiques d’horizons différents qui siègent dans les institutions avec un spectre large qui va des loyalistes aux indépendantistes, en passant par les troisièmes voix. Cet après-midi, Vaimu’a Muliava, Annie Qaeze, Julia Guanere, Virginie Ruffenach, Philippe Dunoyer et Laurie Humuni ont accepté notre invitation.
Déjà, on souhaite vraiment continuer à avoir cette image non politisée. Après cette première journée d’échanges, qui marque notre lancement officiel, on va monter Relève du pays en association. Le but c’est de continuer à organiser ce type d’espace de paroles et d’échanges mais sur des thématiques plus précises car aujourd’hui, il s’agissait surtout du fonctionnement des institutions. On sait qu’on organisera une prochaine journée avant les provinciales, mais on n’a pas encore fixé la date.
Aujourd’hui on organise notre action à Nouméa, mais on a à cœur de se déplacer partout, donc aussi dans les îles et dans le Nord.
Pour contacter le collectif :
Courrier : relevedupays@gmail.com [1]
Tél : 72 06 65
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