
En cas de victoire au référendum, Nauru deviendra officiellement "Naoero", de quoi permettre "d’honorer l’héritage, la langue et l’identité de la nation", a déclaré le chef de l’État, David Adeang, mardi 12 mai. "Le nom Nauru est apparu, parce que Naoero était difficile à prononcer pour les étrangers, ce changement n’a pas été fait par choix, mais par souci de commodité", soutient le gouvernement, dans un communiqué expliquant ce changement, préfiguré depuis plusieurs mois [1].
La langue de cet État insulaire est le "dorerin Naoero", parlé par la grande majorité de ses quelque 10 000 habitants.
La voie du référendum s’impose au gouvernement, car le changement du nom du pays requiert de modifier la Constitution. "Ce changement sera appliqué à l’échelle nationale" et concernera les noms des avions et des navires nationaux, l’identité officielle au niveau régional et international, y compris aux Nations Unies ou encore les symboles officiels du pays, rapporte encore le communiqué.
Nauru était un protectorat allemand de la fin des années 1880 jusqu’à la Première Guerre mondiale, quand l’île a été conquise par les troupes australiennes. Elle a été administrée conjointement par l’Australie, le Royaume-Uni et la Nouvelle-Zélande avant d’accéder à l’indépendance en 1968.