
L’inflation a fait son retour en avril. Alors que mars affichait une légère baisse des prix à la consommation, l’indice a augmenté d’1,1 % le mois dernier, révèle l’Institut des statistiques et des études économiques (Isee) dans sa note publiée ce mercredi 13 mai.
L’explication est à chercher du côté des prix de l’énergie. Ils ont marqué un "bond record" de 7,6 % en avril, notamment en raison de la flambée des tarifs à la pompe "dans un contexte de tensions persistances sur les marchés internationaux" liées à la guerre au Proche Orient. L’essence a ainsi pris 15,7 % et le gazole 18,8 %. "Bien que moins significatifs, les prix du gaz baissent de 0,7 % et ceux de l’électricité et du charbon sont inchangés", souligne l’Isee.
Autre hausse marquée : le prix des produits manufacturés (+ 1,1 %). Elle est essentiellement portée "par les prix des meubles et articles d’ameublement (+ 9,4 % après – 10,6 %), des jeux, jouets et passe-temps (+ 10,8 % après – 12,6 %), des vêtements (+ 4,3 % après – 7,7 %), des gros appareils ménagers électriques ou non (+ 3,4 % après – 4,4 %), des équipements audiovisuels, photographiques et informatiques (+ 2,9 % après – 3,5 % en particulier sur TV et tablette tactile) et des chaussures (+ 2 % après – 4,4 %)", détaille la note.
Les coûts des voitures de particuliers et des pièces détachées de véhicules participent également à cette augmentation. En un an, les prix des produits manufacturés ont connu une hausse de 3,4 %.
Les services, eux aussi, connaissent une progression de leurs prix, bien que moins marquée (+ 0,3 %). Elle s’explique en partie par le coût du transport aérien international (+ 3,5 %), lui aussi lié à la hausse du prix des carburants.
Enfin, les prix de l’alimentation sont toujours stables (- 0,1 %). "La baisse des prix des légumes (- 1 % après cinq mois consécutifs d’augmentation, portée en particulier par les oignons, tomates et choux verts), des produits sucrés (- 1 %, notamment les confiseries, le chocolat en tablette et la crème glacée), des produits laitiers (- 0,5 % après – 0,3 %, tirés par les fromages), du poisson (-0,7 % après -1,7 %) est contrebalancée par la hausse des prix des fruits (+ 1,6 % après + 2,9 %, avec une hausse notable du prix les bananes), ainsi que de ceux des pains et céréales (+ 0,2 %, tirés notamment par les biscuits fourrés)."
D’autre part, si les prix des boissons non alcoolisés affichent une hausse (+ 0,7 %), l’alcool est en baisse (-0,6 %), tirés par la diminution du prix des bières.