
Le Rassemblement a tranché : le parti ira aux élections provinciales aux côtés des Loyalistes. La décision a été prise mercredi 13 mai, lors d’un comité directeur. "Les échanges ont fait ressortir une volonté majoritaire de construire une union la plus large possible du camp non-indépendantiste", rapporte le président du Rassemblement, Alcide Ponga, dans un communiqué diffusé le lendemain.
Une clarification rendue nécessaire par la récente prise de position du chef de l’exécutif. Le 15 avril, ce dernier s’était fendu d’un communiqué dans lequel il appelait à la candidature de Nicolas Metzdorf pour porter l’union des non-indépendantistes en province Sud, ou bien celle d’une "figure plus neutre, incarnant le renouveau". Sans la mentionner clairement, le message visait directement l’actuelle cheffe de l’exécutif provincial, Sonia Backès, jugée trop clivante par Le Rassemblement. Une sortie qui avait provoqué des tensions au sein de la coalition non-indépendantiste, mais également du Rassemblement [1].
Exit, donc, l’invitation faite à Générations NC et à Nicolas Metzdorf. Le Rassemblement défend désormais "une union indispensable pour s’opposer à toute forme d’indépendance" et se garde de citer un nom pour porter la liste en province Sud.
Pour autant, le comité directeur du parti a fixé les conditions de sa participation à cette union, demandant qu’elle garantisse "une représentation juste et fidèle de ses électeurs, à hauteur d’un tiers, conformément au poids politique et électoral que représente notre famille au sein du camp non indépendantiste".
"Le Rassemblement a fait un choix digne de son nom et de son histoire en acceptant l’union", a réagi Nicolas Metzdorf sur les réseaux sociaux.