
Le phénomène El Niño, qui devrait faire très probablement son retour à partir de l’été 2026 selon Météo France [1], affecte le climat mondial dans son ensemble, dont l’activité cyclonique. "Certaines zones océaniques enregistrent une activité plus faible que la normale, alors que d’autres, comme le bassin Pacifique, connaissent des cyclones particulièrement dévastateurs." L’agence de prévision météorologique s’est interrogée sur les conséquences sur les territoires ultramarins.
Lors d’épisodes El Niño, des conditions plus humides sont également souvent constatées sur la côte ouest de l’Amérique du Sud, la Corne de l’Afrique ou dans le sud des États-Unis, alors que des conditions sèches sont le plus souvent observées de l’Océanie à l’Australie, ainsi que sur le bassin de l’Amazonie. Le phénomène climatique peut en particulier "influencer les conditions climatiques dans les Outre-mer situés dans les régions tropicales et subtropicales", souligne Météo France.
En premier lieu, El Niño affecte fortement les précipitations et les températures, surtout en saison chaude et particulièrement dans le nord de la Grande Terre et sur les îles Loyauté avec, pour conséquence, "un risque accru de sécheresse" et des températures minimales qui "ont tendance à être anormalement basses". En revanche, la relation entre le phénomène climatique et les températures maximales est moins marquée, indique Météo France, elle varie "suivant la saison et la région considérée", son influence sur les températures maximales est faible en saison chaude.

El Niño-oscillation australe, c’est-à-dire Enso, module par ailleurs l’activité cyclonique sur le Pacifique sud. Pendant les phases El Niño, poursuit l’institution, "l’activité cyclonique est plus étendue qu’en situation La Niña", elle s’étire du nord de l’Australie jusqu’à la Polynésie française, et "peut donner lieu à des phénomènes plus intenses, en raison d’un contenu thermique plus élevé de l’océan". Autre conséquence, la saison cyclonique peut durer plus longtemps, en démarrant plus tôt et en finissant plus tard.
À Wallis-et-Futuna, précise Météo France, Enso n’a pas ou peu d’impact significatif sur la pluviométrie et la température.
Enso apporte une variabilité climatique qui concerne les pluies, les températures et l’humidité en Polynésie française. Son impact est "hétérogène" sur le territoire. Les épisodes El Ninõ ont tendance à augmenter, en moyenne, les cumuls de pluie sur l’archipel des Marquises et, à l’inverse, les diminuer sur celui des Australes. "Les pluies fortes et extrêmes sont notamment plus fréquentes et intenses aux Marquises." Et, en moyenne toujours, les phases El Ninõ favorisent la formation des cyclones sur le bassin.
Pendant ces périodes, les pannes d’alizés, associées à la hausse de la température et de l’humidité, entraînent une augmentation du nombre de situations avec des températures ressenties élevées sur les Marquises et la Société. À l’inverse, aux Australes, El Ninõ s’accompagne d’un temps moins chaud et plus sec.
Retrouver l’intégralité de l’étude de Météo France concernant les impacts d’El Niño sur l’ensemble des territoires ultramarins français sur meteofrance.com [2].
Links
[1] https://meteofrance.com/actualites-et-dossiers/actualites/el-nino-tres-probablement-de-retour-partir-de-lete-2026-quelles
[2] https://meteofrance.com/actualites-et-dossiers/actualites/el-nino-quels-impacts-sur-les-territoires-doutre-mer
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