
Le 5 mai, plusieurs dizaines de professeurs et d’élèves du lycée professionnel Auguste-Escoffier de Nouméa étaient rassemblés devant leur établissement pour dénoncer des "conditions indignes" d’apprentissage [1], en lien notamment avec le niveau d’insalubrité et la vétusté des bâtiments. Deux semaines plus tard, leurs revendications semblent avoir été entendues.
C’est du moins ce qu’affirme le gouvernement, dans un communiqué de presse publié ce jeudi 21 mai. "L’amélioration des conditions de travail du personnel et la réussite des élèves constituent des priorités essentielles, qui appellent des réponses concrètes et durables", écrit l’exécutif, indiquant avoir rencontré les partenaires sociaux à deux reprises depuis le mouvement de grève.
Dans cette optique, le gouvernement a sollicité le concours financier de l’État afin de garantir la rénovation du lycée. Isabelle Champmoreau et Christopher Gygès, membres du gouvernement respectivement chargés de l’enseignement et du budget, ont requis une enveloppe d’un milliard de francs, qui pourrait être inscrit dans la "seconde vague" du plan de relance [2], un des six piliers du pacte de refondation économique. Elle serait actuellement "soumise à l’arbitrage de l’État et de la mission interministérielle", dévoile l’exécutif.
Si cette aide est accordée, les fonds permettront de financer "la construction de nouveaux bâtiments ; la reconstruction de salles de classe et d’un pôle médico-social ; la sécurisation du site ; le rééquipement de la cuisine et du restaurant d’application", est-il listé dans le communiqué.
Le gouvernement s’engage, d’autre part, à confier prochainement à un prestataire "une étude technique sur la restauration" du lycée. Ses conclusions serviront à identifier les pistes d’amélioration du fonctionnement de l’établissement, qui accueille 1 200 élèves, et représente un équipement "structurant pour la formation des jeunes Calédoniens dans des secteurs stratégiques tels que le tourisme, l’hôtellerie, la restauration, le commerce et les services", estime l’exécutif.
Avant cette requête adressée à l’État, une enveloppe de 600 millions de francs dans le cadre du précédent contrat de développement (2019-2024) devait être sanctuarisée au bénéfice du lycée Escoffier, mais "pour des raisons techniques et budgétaires, ce projet n’a pas pu aboutir".
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/pas-de-cantine-toilettes-insalubres-au-lycee-escoffier-une-mobilisation-contre-des-conditions-indignes
[2] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/economie/plan-de-relance-64-projets-finances-pour-9-milliards-de-francs
[3] https://www.lnc.nc/user/password
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