
Du 19 au 21 mai, l’European Institute of Innovation and Technology (EIT) organisait, à Bruxelles, un Sommet sur les matières premières. L’évènement a réuni des décideurs politiques et des acteurs économiques de l’extraction et de la transformation de ressources naturelles.
Un rendez-vous auquel a pris part une délégation calédonienne, conduite par le président du gouvernement, Alcide Ponga, et composée de représentants institutionnels, industriels et d’acteurs de la filière nickel. L’ambition : "promouvoir une vision commune" et "faire de la Nouvelle-Calédonie un partenaire stratégique de l’Union européenne dans le domaine des matières premières critiques", indique l’exécutif, dans un communiqué de presse diffusé ce samedi 23 mai.

En marge du Sommet, un évènement dédié à la Nouvelle-Calédonie "a permis d’engager des échanges approfondis avec les institutions européennes, les industriels et les investisseurs". Il a notamment été question de la sécurisation des chaînes d’approvisionnement en nickel ; la transition énergétique ; la souveraineté industrielle européenne et le développement de chaînes de valeur durables et compétitives.
"La Nouvelle-Calédonie souhaite inscrire son action dans une logique de coopération structurée et durable avec l’Union européenne afin de contribuer à la sécurisation des approvisionnements stratégiques tout en accompagnant la transformation de son économie", a rappelé Alcide Ponga. Pour y parvenir, l’exécutif calédonien mise sur la qualité de son nickel, de ses standards environnementaux mais également sur sa volonté de développer sa transformation locale de minerais. La Nouvelle-Calédonie entend ainsi se positionner comme un partenaire de l’Union européenne, à travers un "cadre de coopération dédié aux matières premières critiques", construit avec le soutien de l’Etat.
"Cette participation à Bruxelles marque une étape importante dans le repositionnement stratégique de la Nouvelle-Calédonie au sein des discussions internationales sur les matières premières critiques et ouvre de nouvelles perspectives de coopération économique et industrielle avec l’Union européenne."