
L’une des plus rares espèces de perruche au monde voit sa population augmenter grâce à un couple de super reproducteurs, désormais à l’origine de plus de 10 % de sa population totale.
Le Kakariki karaka, ou perruche de Malherbe, natif de Nouvelle-Zélande, est en danger critique d’extinction. L’espèce a même deux fois été déclarée éteinte, avant d’être redécouverte. Il ne reste qu’environ 450 spécimens, principalement dans des sanctuaires et sur des îles exemptes de prédateurs.
Mais l’espèce peut compter sur les efforts d’un couple d’oiseaux : Nacho et Trixie. Ils ont donné naissance à 55 poussins, dont 33 cette année, à l’Isaac Conservation and Wildlife Trust de la ville de Christchurch.
"La saison de reproduction est terminée et pourtant, elle pond encore des œufs et élève des oisillons", décrit Leigh Percasky, responsable de la faune sauvage. Pour lui, Trixie est une "super maman". "Dans l’idéal, on préférerait qu’elle s’arrête pour se reposer, mais elle ne semble pas en avoir l’intention, avec encore sept poussins dans sa dernière couvée." Il salue aussi son partenaire, Nacho, "car c’est lui qui est chargé de trouver de la nourriture à la fois pour Trixie et pour les oisillons, ce qui est extrêmement prenant".
De tels couples reproducteurs permettent à l’espèce de ne pas disparaître, explique Wayne Beggs, responsable du programme de sauvegarde du kakariki karaka au ministère néo-zélandais de la Préservation. Pour lui, les programmes d’élevages en captivité sont essentiels, car "les populations sauvages sont très vulnérables aux prédateurs, nous avons donc toujours besoin de populations de réserve".
Si Nacho et Trixie ont apporté une "contribution énorme" à la survie de leur espèce, Leigh Percasky voudrait bien que les tourtereaux "prennent un repos bien mérité" après leur dernière couvée. "Je ne sais pas où ils trouvent toute cette énergie."