
"Pas des promesses, des actes !" À quelques semaines des élections provinciales, le collectif Mouvement climat Nouvelle-Calédonie et plusieurs associations, syndicats, collectifs citoyens et organisations environnementales ont publié ce jeudi 28 mai une lettre ouverte adressée aux candidats. Leur message ? Faire de la transition écologique et sociale "une priorité politique" de la prochaine mandature.
Le texte, signé notamment par Caledoclean, Biocalédonia, Permalove Culture ou encore SOS mangroves, appelle les formations politiques à prendre des engagements publics "clairs, mesurables et financés".
Pour les signataires, le pays est déjà confronté aux conséquences du changement climatique et aux fragilités sociales et économiques. "Dépendance énergétique et alimentaire, fragilité des récifs, hausse du coût de la vie…" La lettre dresse une longue liste de vulnérabilités qui, selon eux, imposent "d’anticiper dès maintenant les transformations à venir".
Les associations défendent aussi une vision plus politique de la transition écologique. Selon elles, celle-ci ne doit pas être réduite à une question environnementale, mais devenir "un levier de résilience, de cohésion sociale et de développement local". Elles plaident notamment pour davantage d’autonomie énergétique et alimentaire, la protection des écosystèmes, l’adaptation des infrastructures aux risques climatiques ou encore la réduction des inégalités sociales et environnementales.
Les signataires affirment, enfin, vouloir suivre attentivement les propositions des différentes listes pendant la campagne, alors que les questions institutionnelles et économiques dominent largement le débat politique. Les associations espèrent, au travers de ce courrier, replacer les enjeux climatiques et sociaux au cœur des discussions avant le scrutin du 28 juin.
