
Les pompiers sont intervenus, ce jeudi 28 mai en fin de journée, pour un incendie survenu dans une des tours de Magenta. Le feu s’est déclaré dans une cage d’escalier, au 11e étage.

"On a été appelés vers 16 heures par une patrouille de police qui a vu de la fumée sortir d’une des tours", rapporte le commandant des pompiers de Nouméa, Anthony Guépy. À leur arrivée, les pompiers ont trouvé "des matelas en feu dans la cage d’escalier au niveau du 11e étage". "On est intervenu sur le feu, on a bloqué l’accès et on a dit aux gens des étages supérieurs de rester confinés chez eux parce que la fumée se concentrait dans la cage d’escalier. Et on a évacué les personnes qui habitent en dessous", poursuit le commandant.
Dans un communiqué diffusé en soirée, le procureur de la République, Yves Dupas, annonce l’ouverture d’une enquête de flagrance pour "dégradation volontaire par incendie ou moyen dangereux" et "mise en danger de la vie d’autrui". Le parquet précise que plusieurs matelas incendiés ont été retrouvés "disposés contre une porte palière au niveau du onzième étage de l’immeuble K des tours de Magenta".
Le bilan provisoire fait état de deux blessés légers à la suite d’une intoxication à la fumée, et de 80 personnes évacuées. Les pompiers ont également trouvé "deux enfants seuls dans un appartement". Ils ne sont pas blessés mais "manifestement sous le choc de l’évènement", selon le procureur, ils ont été pris en charge par les secours. Le système de désenfumage n’a pas fonctionné, selon Anthony Guépy, qui indique que le feu est désormais "fixé". Six gendarmes mobiles ont également été légèrement incommodés lors des opérations d’évacuation. Vingt-cinq sapeurs-pompiers et cinq véhicules ont été mobilisés.
"L’hypothèse criminelle est clairement privilégiée dans le cadre de cette enquête", souligne encore Yves Dupas. Le procureur précise toutefois que "les premières investigations ne tendent pas à accréditer un acte commis dans un contexte de radicalisation politique ou de violence urbaine".
