
Initié par le ministère de l’Agriculture et de la Souveraineté alimentaire, le plan d’action stratégique pour l’anticipation du potentiel retrait européen des substances actives et le développement de techniques alternatives pour la protection des cultures (Parsada), a fait l’objet d’un appel à projets fin 2025. "La CAP-NC, qui est chargée de l’animation depuis 2015 du comité technique sur les usages mineurs et orphelins, y a vu l’opportunité de la mise en œuvre d’un projet local, explique Sébastien Utard de la Chambre d'agriculture et de la pêche. C’est pourquoi elle a répondu à cet appel en présentant le projet Parsanova, qui signifie Plan d’action pour la réduction de substances actives et le développement durable en culture de patate douce et squash en Nouvelle-Calédonie. Il s’agit d’un projet de dimension territoriale, co-porté par la CAP-NC et ses partenaires UNC, Aura Pacifica, FCTE, lycée agricole Michel-Rocard, autour duquel gravite un large panel d’acteurs techniques et institutionnels comme les provinces, le gouvernement, l’IAC, la Technopole, etc. Il se tiendra dans des parcelles, avec et chez les agriculteurs."
Parsanova a pour ambition de répondre aux besoins de maîtrise sanitaire des cultures de patate douce et de squash sous forte pression et exposées à un manque de solutions phytosanitaires satisfaisantes. Comment ? En pratique, Parsanova travaillera selon quatre axes opérationnels :
Parsanova, qui s’étendra jusqu’en septembre 2028, doit ainsi permettre de développer des moyens adaptés aux besoins des agriculteurs pour résoudre le problème de la gestion du charançon sur la patate douce et réduire le recours aux PPUA (produits phytosanitaires à usage agricole) en voie d’interdiction (désherbants, insecticides…) pour la squash.