
Les États-Unis ont proposé, mardi 2 juin, d’imposer des droits de douane additionnels à 60 pays, en jugeant qu’ils combattent insuffisamment l’importation de biens issus du travail forcé. Washington veut imposer des droits de 12,5 % à quelque 45 pays, dont l’Australie, ayant échoué, selon ses services, à instaurer une interdiction de l’importation de biens issus du travail forcé, et des droits de 10 % à des pays, dont ceux de l’Union européenne, dont les efforts sont jugés insuffisants.
En réponse, le Premier ministre australien Anthony Albanese a déclaré que le nouveau taux était "injustifié". "Il existe un désaccord idéologique, l’administration américaine s’étant écartée de ce qui était un consensus établi depuis des décennies, à savoir que les tarifs douaniers ne sont pas positifs pour le pays qui les impose", a-t-il déclaré à la télévision publique ABC.
"L’Australie dispose d’une législation solide, complète et à la pointe au niveau mondial pour lutter contre le travail forcé et l’esclavage moderne", a insisté Anthony Albanese.
Le ministre australien du Commerce Don Farrell a rencontré mercredi 3 juin son homologue américain Jamieson Greer à Paris, où il a protesté contre le nouveau taux proposé. Ce dernier remplacerait les droits de douane en cours de 10 % sur les marchandises australiennes exportées vers les États-Unis.