
Alphonse Boedjari : L’association s’occupe des rites funéraires, de la préparation du corps, et des aspects administratifs lorsqu’il y a un décès dans la communauté indonésienne. Les personnes m’appellent quand il y a un décès. Par exemple, l’année dernière, on en a géré douze.
Jean-Baptiste Boedjari : L’association a été créée parce que chez nous, les Indonésiens, quand il y a un mort, on ne prépare pas un corps comme ici, il y a des rites à respecter, on a notre culture et nos traditions, il y a les prières. On aide aussi les familles pour les dépenses.
Alphonse Boedjari : On est aussi associé au foyer indonésien (situé à Robinson, NDLR), donc on porte également cette tradition culinaire. La cuisine est un élément central dans la culture indonésienne. Et on a toujours participé à cette journée, qui permet de regrouper plusieurs associations.
Il y aura un peu de tout. Des brochettes, il y a que nous qui faisons à la viande, au bœuf, et non pas au poulet, il y aura du salé, du sucré, etc., la cuisine indonésienne, c’est vaste. Cela prend du temps. Demain matin, on va descendre à 3 heures de Païta pour tout préparer. C’est un sacré boulot. Il y aura du gâteau claquette, des peyek, galettes croustillantes à base de lentilles ou de cacahuètes, des kering kentang, frites pimentées, c’est la femme d’Alphone qui les fait, le gâteau merveille, le gâteau fromage, du lontong, aussi, du riz enveloppé dans des feuilles de bananier.

Jean-Baptiste Boedjari : La nourriture rythme toutes les étapes de la vie. On naît, il y a un rituel, on se regroupe avec la famille autour d’un repas. C’est pareil au mariage et jusqu’au décès. La cuisine rassemble. Ça fait partie de la tradition, de la coutume.
Alphonse Boedjari : Après, les jeunes aujourd’hui, suivent moins les vieux comme avant. Ils perdent un peu la tradition, les connaissances, ils aident moins, l’habitude de cuisiner.
Jean-Baptiste Boedjari : De la coriandre, du gingembre, du curry, du cumin… Ce sont surtout les épices qui distinguent la cuisine indonésienne. C’est aussi une cuisine longue à faire, qui utilise beaucoup la cuisson à la vapeur.
Alphonse Boedjari : Oui, parce que cela nous permet déjà de nous rencontrer entre nous, les associations et les membres de la communauté indonésienne. Et puis, de s’ouvrir à d’autres publics et de montrer notre cuisine et de notre culture. Il y aura aussi des spectacles, de la danse et de la musique. Il y aura aussi des stands de privés qui vendront de la nourriture. Nous, on est une association, ce n’est pas pareil, on n’est pas des professionnels, mais on a été en Indonésie, on connaît le travail, c’est la tradition, on met la tenue.
Journée culinaire indonésienne au consulat, 2, rue Lamartine à l’Orphelinat, à Nouméa, dimanche 7 juin, de 9h30 à 15 heures.