
Deux semaines à peine après avoir annoncé la tête de liste, à savoir la présidente sortante de la province Sud, Sonia Backès (Les Républicains calédoniens), en vue du scrutin du 28 juin, Les Loyalistes-Le Rassemblement, Forts et Unis ont présenté les quarante-neuf autres candidats dimanche 7 juin, sur les quais Ferry.
Parmi eux, les chefs de file de chacun des trois autres partis qui constituent cette union. Nicolas Metzdorf (Générations NC), Virginie Ruffenach (Le Rassemblement), Gil Brial (Mouvement populaire calédonien), suivis de représentants connus du mouvement non-indépendantiste, les maires Nina Julié, Pascal Vittori et Cynthia Jan, les membres du gouvernement Christopher Gygès et Naïa Wateou, ou encore d’actuels élus qui se représentent, à l’image de Brieuc Frogier, Marie-Jo Barbier et Muriel Malfar-Pauga.
Provinciales : Sonia Backès tire la liste des Loyalistes et du Rassemblement [1]
"C’est une liste d’équilibre, indique Naïa Wateou (en 13e position), entre l’expérience des personnes qui exercent des fonctions, l’ancrage dans les communes pour être au plus près du quotidien des administrés, et puis, c’était une demande forte, un renouvellement, avec des jeunes qui ont envie de s’engager. Une liste large en termes de diversité culturelle et socioprofessionnelle. Il y a des agriculteurs, des artisans, des médecins, des chefs d’entreprise…"
Cette entente a été largement appréciée, dimanche, par ceux qui en sont à l’origine. "Je pense que l’intérêt général est au-delà de l’intérêt de nos partis, c’est celui des citoyens. Ils nous disent qu’il faut travailler ensemble", déclare Alcide Ponga, qui représente Virginie Ruffenach (en 3e position), absente. Ces élections nécessitent cette alliance dans laquelle tous se disent particulièrement impliqués, la seule à défendre une "vraie ligne non-indépendantiste", insiste Nicolas Metzdorf (en 2e position) et le maintien de la Nouvelle-Calédonie dans la France. Cette faculté à se fédérer prouverait même l’aptitude de la liste à mieux gérer la province, selon le député. "Si on n’est pas capable de réunir ceux qui pensent comme nous, je ne vois pas comment on peut être capable de trouver des solutions pour la Nouvelle-Calédonie. Les autres tendances politiques partent très divisées, je crois que nous sommes les seuls à avoir fait l’union dans cette campagne."

Tous derrière Sonia Backès, présidente de "la collectivité la mieux gérée de Nouvelle-Calédonie", estime Nicolas Metzdorf, qu’il paraissait donc "naturel de reconduire". C’est elle qui engage ce qui est "évidemment" un programme de "droite", "qui considère qu’on doit créer de la richesse pour pouvoir la redistribuer, et créer de l’emploi plutôt que des dispositifs pour remédier au fait qu’on n’en a pas".
Ses grandes lignes, c’est Christopher Gygès qui les a présentées. Le plus important, souligne le membre du gouvernement, c’est "le droit fondamental à la sécurité des biens et des personnes", qui se traduit par la volonté de doubler les installations de vidéosurveillance, mettre en œuvre un plan anti-cambriolage, ou encore généraliser le principe "casseur-payeur".
Suivent la "liberté économique", l’accompagnement des chefs d’entreprise, la création d’emplois via notamment la formation professionnelle et l’alternance, la création d’un guichet unique, l’allègement des démarches administratives et la baisse des charges sociales et du coût du travail. Mais aussi des mesures en faveur du pouvoir d’achat, comme la baisse de l’impôt sur le revenu des classes moyennes et le renforcement de la concurrence dans la grande distribution. Avec une relance qui passera notamment par une diversification de l’économie. La liste s’engage également à réduire les dépenses publiques.

L’ensemble des mesures sont listées dans un document de plus de cinquante pages. Il y est aussi question de santé, avec une carte Vitale calédonienne et un numéro unique ; de transport, avec la création d’un pass visant à favoriser la mobilité ; de la famille, avec des aides permettant de payer la crèche, ou encore de jeunesse et d’un soutien pour le permis de conduire par exemple. Ces aides dédiées aux jeunes "seront conditionnées à un engagement citoyen dans la collectivité, pour ne pas être dans une logique d’assistanat", précise Christopher Gygès.
Enfin, un des axes consiste à "retrouver la fierté d’être Calédonien et Français". Ce qui passe par l’adoption de symboles communs, l’instauration d’un service civique obligatoire, l’institution d’une fête de la Nouvelle-Calédonie le 26 juin (date de la signature des accords de Matignon), la célébration de la journée de Wallis-et-Futuna le 29 juillet, ainsi que la transformation de Ko We Kara en village provincial des communautés calédoniennes.
1. Sonia Backès
2. Nicolas Metzdorf
3. Virginie Ruffenach
4. Gil Brial
5. Marie-Laure Ukeiwë
6. Lionel Paagalua
7. Nina Julié
8. Pascal Vittori
9. Amandine Bui Duyet
10. Christopher Gygès
11. Cynthia Jan
12. Loïc Basset-Creugnet
13. Naïa Wateou
14. Brieuc Frogier
15. Laura Vendegou
16. Caël Normandon
17. Guylène Wamedjo
18. Jordan Courtot
19. Marie-Jo Barbier
20. Levay Roy
21. Laure Moreau
22. Xavier Rossard
23. Muriel Malfar-Pauga
24. Nicolas Yamamoto
25. Léa Tripodi
26. Florent Perrin
27. Wendy Muliakaaka
28. Stéphane Poiwi
29. Luté Barbou
30. Jonas Taofifenua
31. Wendy Bulewak
32. Matthew Mugnier
33. Diane Bui-Duyet
34. Yan Sivi
35. Christiane Saridjan-Verger
36. Nicolas Fijalkowski
37. Morgane Pages
38. Martin Loueckhote
39. Carla Reuter
40. Emmanuel Bérart
41. Laurence Galinié
42. Patrick Tein Baï
43. Maryline d'Arcangelo
44. Roger Alosio
45. Dominique Newland
46. Georges Medevielle
47. Karlenn Teria
48. Antoine Romain
49. Mathilda Lelong
50. Léon-Joseph Peyronnet