
Penny Wong et Richard Marles ont rencontré leurs homologues allemands Johann Wadephul et Boris Pistorius le 8 juin à Berlin, pour des consultations au format 2+ 2, la première réunion de ce type entre l’Australie et l’Allemagne depuis 2021. Les quatre ministres ont réaffirmé leur détermination à coopérer face aux défis sécuritaires communs, promu l’ordre international fondé sur le droit et condamné sans équivoque la guerre d’agression menée par la Russie contre l’Ukraine.
Le lendemain, à Paris, Penny Wong a rencontré son homologue français Jean-Noël Barrot, pour annoncer l’adoption d’une feuille de route bilatérale révisée et renforcée. Les deux ministres ont réaffirmé le dynamisme du partenariat franco-australien, fondé sur des valeurs partagées. En tant que voisins dans le Pacifique, les deux pays entendent œuvrer ensemble pour une région Indo-Pacifique stable et prospère.
La nouvelle feuille de route s’appuie sur les trois piliers de l’accord de 2023 : défense et sécurité, résilience et transition climatique, éducation et culture. Les deux pays ont par ailleurs convenu d’étendre leur coopération à la sécurité nationale, à la lutte contre la cybercriminalité et au trafic de drogues. Le Centre franco-australien pour la transition énergétique dans l’Indo-Pacifique sera maintenu, de même que le dialogue sur les minerais critiques.
Le sport figure également parmi les domaines renforcés, en prévision des Jeux olympiques et paralympiques d’hiver en France en 2030, et des Jeux d’été à Brisbane en 2032.
La tournée se conclut à Londres, où Penny Wong et Richard Marles rejoignent la secrétaire d’État aux Affaires étrangères Yvette Cooper et le secrétaire d’État à la Défense John Healey pour la 16e édition des consultations ministérielles Aukmin, forum annuel de haut niveau sur la politique étrangère, la défense et la sécurité.
Pour la communauté française d’Australie, ce resserrement diplomatique entre Canberra et ses partenaires européens traduit une volonté claire de diversifier ses alliances dans une période d’incertitude mondiale croissante.

C’est une grande avancée pour la coopération scientifique entre l’Australie et l’Europe. Le 9 juin, la Commission européenne et l’Australie ont annoncé la conclusion des négociations sur l’association du pays à Horizon Europe, le programme phare de recherche et d’innovation de l’Union européenne, doté d’un budget de 93,5 milliards d’euros (11 100 milliards de francs environ). L’Australie le rejoindra officiellement à partir de janvier 2027.
L’Australie s’associera au deuxième pilier d’Horizon Europe, qui couvre les défis sociétaux dans les domaines du numérique, de l’industrie et de l’espace, du climat, de l’énergie et de la mobilité, ainsi que de l’alimentation, de la bioéconomie et de l’agriculture.
Cette étape vient formaliser un partenariat scientifique déjà florissant. À ce jour, les organisations australiennes ont participé à 239 projets dans le cadre d’Horizon Europe, avec un taux de réussite remarquable de 24,39 %, ce qui signifie que près d’une candidature individuelle australienne sur quatre est retenue.
À partir de janvier 2027, les entités australiennes passeront du statut de pays tiers à celui d’entités éligibles d’un pays associé, leur accordant un accès direct au financement européen à égalité de droits avec les États membres de l’UE.
Cette association s’inscrit dans un mouvement plus large de rapprochement entre Canberra et Bruxelles, aux côtés de l’accord de libre-échange Australie-UE et du partenariat de sécurité et de défense.