
Depuis une quinzaine de jours, les gérants de l’Oasis 56, un gîte à Tontouta, ont la joie d’avoir des invités très spéciaux. Un couple de cagous s’est installé sur le terrain. " On les voit tous les jours, ils dansent, on les entend aboyer, ils sont super bien ! " se réjouit Sabine, la gérante du gîte. Le couple de volatiles ne semble aucunement dérangé par les clients du gîte. Au contraire : " Nous avions une petite famille hier, elle nous a dit que les cagous étaient passés les voir. Ils ne sont pas farouches ! "
Le gîte se situe au pied d’un site minier important et en bord de rivière. Voir des cagous s’installer dans leur jardin est pour le moins improbable. Mais Liliane, bénévole active de la Société calédonienne d’ornithologie, témoigne : " C’est rare, mais sur les propriétés en lisière de forêt, ça arrive. Surtout si la propriété est grillagée et qu’il n’y a pas de prédateurs, comme les cochons ou les chiens. " Les cagous sont nombreux dans les parcs provinciaux de la Rivière Bleue et des Grandes Fougères, mais le terrain du gîte Oasis 56 reste éloigné de ces deux zones. " Les cagous ciblent les forêts galeries, le long des rivières. Ils doivent descendre du massif minier, et sur Tomo et à Boulouparis, on sait qu’il y en a. "
L’arrivée de ce couple de cagous est donc une belle nouvelle pour cette espèce. Mais les chiens et les cochons sont de féroces prédateurs. " Il devrait y avoir des cagous partout ! " sourit la bénévole de la SCO. Au gîte Oasis 56, Sabine l’assure : " J’ai une chienne et deux chats, et ça se passe super bien ! " Mais tous les chiens ne sont pas aussi zen que celle de l’Oasis.