
Après l’examen des 24 listes déposées en vue des élections provinciales du 28 juin, le haut-commissariat a annoncé, vendredi 12 juin, avoir rejeté un dossier de candidature. Il s’agit de la liste Alliance Pacifik Enracinée, portée par Maria Isabella Saliga en province Sud.
Les services de l’État ont relevé un certain nombre d’irrégularités lors de la vérification de conformité. Dans un premier temps, la liste ne respecte pas l’obligation de parité. Elle est, en effet, composée davantage de femmes que d’hommes, quand la règle impose une alternance stricte entre femmes et hommes, sous peine d’irrecevabilité.
D’autre part, le haut-commissariat pointe l’absence d’un certain nombre de déclarations individuelles de candidature. Outre la déclaration collective, chacun des colistiers, en l’occurrence 50 pour une liste en province Sud, doit signer un document prouvant qu’il accepte de figurer sur la liste. Enfin, certains des colistiers n’auraient pas encore atteint l’âge légal de 21 ans requis pour être candidat aux élections provinciales.
Maria Isabella Saliga a saisi le tribunal administratif, qui examinera le recours de la candidate ce samedi 13 juin, à 11 heures. "On a peu d’inquiétude sur la régularité de notre décision", indique une source du haut-commissariat.
Élue en 2019 sur la liste de l’Éveil océanien, Maria Isabella Saliga siégeait hors groupe depuis plusieurs années. Connue pour ses interventions polémiques, elle avait fait l’objet d’une censure en août 2024 [1] à la suite de ses propos sur l’administration du Congrès, qu’elle avait qualifié de "voyoucratie". Elle avait finalement perdu son siège, quelques jours plus tard, récupéré par Vaimu’a Muliava à la suite de sa démission du gouvernement. Elle continuait de siéger, depuis, à l’assemblée de province Sud.