
Dépendante des importations de carburant, l’Australie a réduit de moitié une taxe sur l’essence pour les automobilistes et diminué une redevance pour les poids lourds en mars, alors que les prix s’envolaient en raison des perturbations mondiales du transport de pétrole par le détroit d’Ormuz. Ces deux mesures temporaires devaient expirer fin juin, mais seront prolongées pour le mois de juillet.
"Nous savons que les (automobilistes, NDLR) sont encore sous pression", a déclaré Anthony Albanese dans un communiqué qui devait être publié dimanche 21 juin. "Nous continuerons à faire tout ce que nous pouvons pour protéger les Australiens des pires conséquences de ce conflit, y compris en sécurisant des approvisionnements supplémentaires en carburant auprès de nos partenaires", a-t-il ajouté.
La décision de prolonger cette mesure d’aide intervient alors que le gouvernement travailliste de centre gauche a été dépassé dans les sondages par le parti d’extrême droite One Nation, un basculement sans précédent dans les intentions de vote des Australiens.
Anthony Albanese a déclaré samedi aux journalistes que l’Australie saluait la désescalade en Iran, après la signature cette semaine par le président américain Donald Trump et son homologue iranien Massoud Pezeshkian, d’un accord visant à mettre fin à la guerre qui a débuté le 28 février, mais que la décision de rouvrir le détroit d’Ormuz "ne signifie pas qu’il rouvre immédiatement". "Il y a des mines (dans la zone, NDLR). L’incertitude règne quant au temps nécessaire avant que les échanges commerciaux ne reprennent normalement", a-t-il indiqué lors d’une conférence de presse à Sydney.