
Cette personne, dont l’identité n’a pas été dévoilée, est la dernière d’un groupe de plus de trente femmes et enfants à revenir en Australie. Des centaines de femmes originaires de pays occidentaux ont été attirées au Moyen-Orient à mesure que l’EI montait en puissance au début des années 2010, dans de nombreux cas en suivant des maris qui s’étaient engagés comme combattants jihadistes.
Des dizaines de femmes et d’enfants sont rentrés récemment en Australie depuis des camps de détention syriens où ils ont été détenus plusieurs années après la chute de l’Était islamique. La dernière du groupe avait vu son retour bloqué par les autorités australiennes, qui avaient émis un "ordre d’exclusion temporaire", selon Tony Burke. Cette mesure a désormais expiré et Canberra ne peut légalement pas refuser l’entrée d’une de ses ressortissantes.
Après son retour, elle fera l’objet de mesures strictes, comme la surveillance et la limitation de son accès à son téléphone et son ordinateur.
Plus tôt cette année, trois femmes ont été immédiatement arrêtées à leur arrivée en Australie, accusées de faits allant de l’esclavage à l’adhésion à une organisation terroriste. La Commission des droits humains australienne a exhorté le gouvernement d’aider à rapatrier les femmes et enfants bloqués dans des camps en Syrie, tandis que d’autres ont accusé ces femmes d’avoir tourné le dos à l’Australie et estiment qu’elles devraient en subir les conséquences.