
Sonia Backès, tête de liste de l’Avenir en confiance en 2019, obtenait 28 802 voix, soit 40,59 % des suffrages exprimés. Avec ce résultat, les loyalistes décrochaient 20 sièges sur 40 en province Sud. C’était ensuite grâce à l’Éveil océanien que Sonia Backès avait été élue présidente.
Sept ans plus tard, après une mandature particulièrement longue, marquée par les référendums, les discussions autour de l’avenir institutionnel, la crise de l’usine du Sud puis de la Covid et, surtout, les émeutes de 2024, mais aussi favorisée par le faible taux de participation historique aujourd’hui, estimé aux alentours 58,86 %, la liste tirée par Sonia Backès, "Les Loyalistes et Le Rassemblement – Forts et Unis" a engrangé des milliers de voix en plus, 21 025 rien que sur Nouméa, et pourrait décrocher non pas 20 mais quelque 29 sièges. Un plébiscite.
Derrière, les deux listes "Kanaky pour tous", de l’UC-FLNKS, menée par Johanito Wamytan, suivie de l’Éveil océanien, de Milakuli Tukumuli, accèdent péniblement à la deuxième position. Ainsi, seuls trois candidats passent la barre des 5 %, contre quatre en 2019. Les huit autres listes, celles d’Arnold Lèques, Pascal Lafleur, Alain Descombels, Louis Mapou, Dominique Chazal, Walles Kotra, Philippe Dunoyer et Robert Kakue, sont éliminées. Il en est ainsi fini de l’UNI à l’assemblée de province, de Philippe Dunoyer, ex-Calédonie ensemble parti sous la bannière "Nous, Réunis !".
Les loyalistes avaient ainsi 16 fauteuils au Congrès. Un tel résultat pourrait permettre d’obtenir, selon les sièges qui seront obtenus dans le Nord, la majorité (28 sièges).
"Les Loyalistes et Le Rassemblement – Forts et Unis" rassemble Les Républicains calédoniens de Sonia Backès, Le Rassemblement de Virginie Ruffenach, le Mouvement populaire calédonien (MPC) de Gil Brial, Générations NC de Nicolas Metzdorf et Tous Calédoniens de Pascal Vittori.
C’était une des grandes inconnues du scrutin et c’est un des enseignements, le faible taux de participation, qui atteignait 54,42 % à 17 heures, puis finalement 63,71 % en fin de journée, signifiant par là même une forte abstention. Preuve d’un désintérêt flagrant de la politique par les électeurs, alors même que le nombre d’inscrits sur la liste spéciale n’a jamais été aussi élevé.