
"Merci à tous pour votre mobilisation et votre confiance, a réagi le député, deuxième sur la liste "Forts et Unis" des Loyalistes et du Rassemblement, arrivée largement en tête en province Sud. La province Sud est désormais tenue avec une majorité jamais atteinte depuis le RPCR de 1999. Si nous loupons de peu la majorité sèche au congrès de seulement 4 sièges nous en devenons la principale force politique loin devant le FLNKS. Les tractations vont donc commencer afin de tenter de dégager une majorité stable au congrès et au gouvernement dès cette semaine. Vous avez fait votre devoir de citoyens, c’est désormais à nous d’assurer la stabilité et la reconstruction de notre pays. Nous sommes dès ce matin au travail."
Crédit de 0,88 % des suffrages exprimés, le candidat du Rassemblement national en Nouvelle-Calédonie, Alain Descombels, a reconnu que "nous n’avons pas su convaincre les électeurs avec nos propositions".
"Félicitations aux vainqueurs, en espérant qu’ils nous sortent au plus vite de la très grave crise économique et sociale dans laquelle nous nous trouvons. Je reste convaincu que le statut de Bougival était un projet dangereux car il nous menait tout droit à l’indépendance. La prochaine présidentielle sera déterminante pour l’avenir du territoire. Les Calédoniens devront faire le bon choix car de nombreux candidats ne sont pas partisans de garder la Calédonie dans la France. Le Rassemblement National restera toujours auprès des Calédoniens sans jamais brader les compétences régaliennes."
Avec 3 575 voix obtenues, la liste "Faire Pays" emmenée par Robert Kakue n’atteint pas le seuil nécessaire pour faire son entrée en assemblée de province Sud. Pour autant, "votre voix nous oblige". "Il y a trois mois à peine, Faire Pays n’existait pas. Nous sommes partis de rien : des convictions, beaucoup de bonne volonté, et l’envie de proposer une autre voie."
La liste indique ainsi mesurer "le chemin qu’il reste à parcourir, et nous l’abordons avec humilité". "Mais une conviction nous porte : l’aspiration à une souveraineté préparée, progressive et partagée — et à une dignité pour celles et ceux qui n’ont ni bourse, ni eau, ni lumière — est bien vivante dans ce pays. Vous nous l’avez montré. Nous n’allons pas la laisser s’éteindre. L’association Faire Pays continue. Sur le terrain, dans les idées, dans la formation de celles et ceux qui viendront. Sans éclats, mais sans relâche."
Trois sur la liste "Forts et Unis", la leader du Rassemblement estime que le plébiscite des non-indépendantistes en province Sud traduit un soutien à "la clarté des convictions et une détermination à défendre la Calédonie française, sans tergiverser, sans ambiguïté".
"Vendredi prochain, l’exécutif de la province se mettra en place. Le vendredi suivant, ça sera le congrès qui s’installera puis le gouvernement dans la foulée. À chacune de ces étapes, soyez assurés que nous saurons être à la hauteur de la confiance que vous avez placée en nous."
Le candidat UC-FLNKS du Nord est arrivé en tête, devant l’actuel président de la province, Paul Néaoutyine. "Ce résultat est positif car on affiche une progression d’un millier de voix, là où les autres, même si je les laisse faire leur analyse, se stabilisent voire diminuent pour l’UNI et restent plutôt stables pour les Loyalistes", réagit Pascal Sawa, pour qui ce résultat traduit "une volonté de changement à la tête de la province Nord".
Pour autant, le représentant de l’UC-FLNKS tient d’emblée à le préciser : dans ce territoire, "il n’y a pas de divergence politique avec l’UNI", notamment depuis que Paul Néaoutyine s’est "opposé clairement à Bougival". Un "point fondamental" qui devrait permettre à ces deux mouvements politiques de "travailler ensemble sans problème".
Sixième sur la liste "Kanaky pour tous", Laurie Humuni, qui siégera à l’assemblée de province et probablement au Congrès, constate que ""le FLNKS se maintient, à une différence près, le Palika ne fait pas partie de cette liste. Et aujourd’hui, le Palika disparaît de la province Sud au niveau institutionnel." D’autre part, elle note une "volonté de changement" et estime que désormais "tout l’enjeu va être de pouvoir être unis au Congrès."
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