
"L’engagement pris par le président Moetai Brotherson en mai 2025 de faire reconnaître l’endométriose comme longue maladie avait fait naître un immense espoir chez les milliers de femmes concernées, qui attendent depuis longtemps une véritable reconnaissance de leur maladie", a noté, la députée et élue Nicole Sanquer à l’Assemblée de Polynésie, mercredi 1er juillet, interpellant la ministre de la Santé pour savoir ce qu’il en était de cette promesse. Dans sa réponse, Raihei Ansquer a annoncé avoir signé "cette semaine" le projet d’arrêté correspondant, qui doit maintenant être adopté en conseil des ministres la semaine prochaine.
Mais, la prise en charge intégrale par la Caisse de prévoyance sociale de l’endométriose impliquera des évaluations médicales, épidémiologiques, médico-économiques approfondies, pour mesurer les conséquences pour les patients et le système de santé. Des travaux qui "prennent du temps". La ministre de la Santé, elle, a choisi de ne plus attendre : l’endométriose est intégrée à la liste, pendant que le reste des études suit son cours.
Le Dr Raihei Ansquer se félicite de la prochaine meilleure prise en charge de l’endométriose, qui engendre chez certaines patientes des "douleurs chroniques, des limitations fonctionnelles importantes, et des traitements parfois longs et complexes. Il était donc cohérent que les formes invalidantes puissent relever du dispositif de longue maladie. Cette inscription permettra une meilleure prise en charge et constitue une avancée pour les femmes concernées."
En Nouvelle-Calédonie, l’endométriose est reconnue comme une affection longue durée. Mais dans les faits, tous les cas ne sont pas reconnus, car pour faire reconnaître la pathologie en longue maladie, il faut fournir des preuves à la Cafat, ce qui peut s’avérer compliqué.
