
Deux hommes seront jugés, le 15 décembre, pour "délit de provocation directe et publique à la commission de crime ou délit par des publications sur les réseaux sociaux", informe le procureur de la République, Yves Dupas, dans un communiqué.
L’enquête menée par l’antenne de cybercriminalité de la gendarmerie de Nouméa a révélé la publication, sur Facebook, de messages incitant à la violence par les deux auteurs présumés, "dans une période sensible notamment à l’approche du 13 mai 2026", détaille le parquet.
Le premier, un homme âgé de 51 ans et domicilié à la tribu de Koulnoué à Hienghène, a publié sous un pseudonyme, entre le 7 et 10 mai 2026, le message suivant : "Lecornu, si tu ne veux pas un 13 mai bis, éteint la mèche de la bombe que tu as allumé avec ton patron l’État." L’auteur présumé, sans antécédent judiciaire, a reconnu les faits et indiqué "avoir posté ce message sans avoir réfléchi aux conséquences".
Le second auteur, un homme âgé de 49 ans et demeurant à la tribu de Nearia à Houaïlou, a écrit, toujours sur Facebook : "Il faut refoutre le feu au pays, tout ce qui représente l' État Français et la colonisation en Kanaky." Des propos qu’il a justifiés par la "colère", indiquant qu’il s’agissait de "paroles en l’air".
Placés en garde à vue, ils ont été présentés au parquet le 2 juillet et convoqué à la séance du tribunal correctionnel du 15 décembre. Ils encourent jusqu’à 5 ans d’emprisonnement et une amende de cinq millions de francs.