
C’est un coup dur pour la présence automobile française en Australie. La chute des ventes est vertigineuse. Peugeot n’a écoulé que 373 véhicules en Australie sur les cinq premiers mois de 2026, soit une baisse de 35 % par rapport à la même période en 2025. La marque avait pourtant atteint un pic historique de 8 807 ventes en 2007 : elle n’en vendait plus que 1 350 l’an dernier. Fait révélateur, c’est le Partner, un utilitaire léger, qui représente 43 % des ventes actuelles, devançant l’ensemble de la gamme de berlines et SUV.
La raison principale de ce déclin est la montée en puissance des marques chinoises. Le distributeur britannique Inchcape lui-même a pivoté vers les constructeurs chinois, ajoutant à son portefeuille les marques Deepal et Foton ces dernières années. Des marques récemment arrivées comme Cupra, Leapmotor et JAC surclassent désormais Peugeot dans les statistiques de ventes australiennes.
Malgré la rupture avec Inchcape, Stellantis a tenu à rassurer le marché : "Peugeot a un avenir solide en Australie, soutenu par un portefeuille de produits robuste et une stratégie à long terme claire", a déclaré un porte-parole de Stellantis Australie. La maison mère prend les choses en main et cherche un nouveau distributeur, tandis que les 29 concessionnaires Peugeot répartis à travers le pays continuent d’assurer les services de garantie et d’entretien pendant la période de transition.
L’avenir de Peugeot sur l’île continent pourrait toutefois prendre une tournure inattendue : la marque développe en partenariat avec le constructeur chinois Dongfeng deux nouveaux modèles destinés aux marchés d’exportation. Une ironie du sort pour une marque fondée en 1810, qui pourrait bien devoir s’appuyer sur la Chine pour reconquérir un marché australien désormais dominé par les constructeurs asiatiques.