
Les tarifs bancaires dans les territoires ultramarins du Pacifique "évoluent globalement de manière modérée", introduit l’Institut d’émission d’Outre-mer (IEOM), dans un rapport d’une quarantaine de pages. Comme chaque année, il a publié lundi 6 juillet son "observatoire des tarifs bancaires", avec un zoom sur les collectivités françaises du Pacifique. Quatorze tarifs ont été analysés.
Dans le détail, le rapport évoque une diminution des frais annuels liés à la tenue d’un compte bancaire en Nouvelle-Calédonie. La baisse est de 1,7 %, soit 35 francs. Une tendance qui s’explique par "un contexte de réajustements tarifaires limités et encadrés par le nouvel accord local, qui plafonne désormais la moyenne locale au niveau de la moyenne hexagonale".
La tendance est inverse du côté des tarifs de fourniture des cartes de débit. Pour celles à débit immédiat, la hausse est de 5,1 %, en lien avec des "rattrapages tarifaires pratiqués par deux établissements", indique l’IEOM. C’est bien plus que l’augmentation d’1,6 % constatée dans l’Hexagone. Ainsi, le tarif moyen dans les collectivités du Pacifique est désormais plus élevé qu’en Métropole.
Ce type de carte, où un contrôle du solde est réalisé avant chaque transaction, devient beaucoup plus abordable en Nouvelle-Calédonie. En un an, la carte de paiement à autorisation systématique est 6,9 % moins cher, soit un recul du tarif de 265 francs. En cause : quatre des cinq banques calédoniennes ont réduit leurs tarifs, tandis que la dernière a maintenu le tarif appliqué l’année précédente.
Côté virements et prélèvements, ces services demeurent en grande partie gratuits. Seul le virement occasionnel réalisé en agence bancaire coûte 426 francs, tandis que la mise en place d’un mandat de prélèvement est devenue gratuite dans quatre des cinq établissements de la place.
La cotisation à une assurance en cas de perte ou de vol de moyens de paiement augmente en un an de 4,6 % dans les territoires ultramarins de la région, et c’est notamment lié à la situation en Nouvelle-Calédonie, où un établissement a décidé de relever son tarif "de 20 %", fait savoir l’IEOM. "À 3 062 francs contre 3 056 francs, le tarif moyen pratiqué dans les collectivités d’Outre-mer du Pacifique devient légèrement supérieur à celui de l’Hexagone."
Les tarifs liés au rejet d’un chèque ou d’un prélèvement sont stables. Une légère hausse est observée par l’institut, qui l’explique exclusivement par "un effet de pondération du nombre de comptes par établissement, aucun tarif n’ayant évolué entre avril 2025 et avril 2026".
Au total en Nouvelle-Calédonie, sur les quatorze tarifs analysés dans le rapport de l’IEOM, cinq sont en hausse (dont trois supérieures à 60 francs), trois en baisse, un est stable, tandis que trois services demeurent gratuits. À titre de comparaison, sept tarifs sont en hausse dans l’Hexagone.
L’accord de modération sur les tarifs bancaires, signé en 2024, contribue largement à limiter l’augmentation sur le Caillou, "participant ainsi à la convergence des tarifs avec ceux pratiqués dans l’Hexagone". Ainsi, la Nouvelle-Calédonie affiche désormais seulement cinq tarifs plus élevés et huit moins chers ou au même prix que la Métropole.