
C’est une "image assez atypique" dévoilée à la presse ce jeudi 9 juillet. Alors que l’élection à la présidence du Congrès se déroule vendredi 10 juillet, les représentants des Loyalistes, du Rassemblement et de l’Éveil océanien ont annoncé avoir conclu une alliance. Un "compromis" a été trouvé afin de dégager une majorité au Congrès et au gouvernement. Un "accord de gouvernance" a été passé pour la durée de la mandature, jusqu’en 2031.
Virginie Ruffenach sera proposée vendredi 10 juillet à la tête du Congrès et Milakulo Tukumuli le sera pour prendre la présidence du futur gouvernement.
"On a appris à vivre avec nos divergences", lance Milakulo Tukumuli, chef de file de l’Éveil océanien, qui a donc décidé de ne pas renouveler son alliance passée avec les indépendantistes de l’UC-FLNKS. "Notre mouvement est conscient que le pays et fracturé par des inégalités sociales. Les non-indépendantistes, eux, mettent en priorité la relance économique. Ces deux sujets ne sont pas incompatibles, et même si on s’affronte pendant la campagne, on peut gouverner ensemble."
C’est en associant le social et l’économie que cette alliance proposera une "majorité de projets". Objectif : apporter de la "stabilité" au pays, au-delà des "divergences de position" sur l’avenir institutionnel. "En 2019, on s’est vite fâchés sur le sujet, déclare Sonia Backès. Maintenant, on a tous gagné en maturité et on se connaît mieux. On sait qu’on ne sera pas d’accord, ou en tout cas pas tout de suite sur ce sujet, et chacun pourra dire ce qu’il veut sans remettre en question cet accord de gouvernance."
Pour rappel, au lendemain des élections provinciales, les Loyalistes-LR ont obtenu 24 sièges au Congrès contre 26 pour l’ensemble des élus indépendantistes, ce qui ne permet à aucune de ces deux forces politiques de dégager une majorité sans l’appui de l’Éveil océanien, qui détient 4 sièges.
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