
Alors que l’arrivée du nouvel Airbus A350-900, prévu pour assurer la desserte long-courrier Nouméa-Bangkok-Paris, est attendue pour la fin de l’année, Aircalin annonce, ce jeudi 9 juillet, dans un communiqué, avoir signé les accords de financement avec un groupe de banques, lundi 6 juillet, "une étape majeure de son développement", déclare la compagnie.
L’acquisition de l’Airbus A350-900, rendue publique au lendemain du vol inaugural Nouméa-Paris via Bangkok en décembre 2024, par le président-directeur général d’Aircalin, Georges Selefen [1], constitue un point central de la stratégie de l’entreprise, l’appareil représentant un "outil industriel majeur au service de la connectivité du territoire", qui permettra à la compagnie de continuer à opérer entièrement ce vol dans de meilleures conditions.
Le montage financier associe des établissements bancaires internationaux et calédoniens, des investisseurs privés, ainsi qu’un important soutien fiscal de l’État, à travers la défiscalisation nationale. C’est d’ailleurs ce point qui a rendu possible la signature, explique le communiqué, qui "intervient quelques jours après la confirmation par l’État de l’éligibilité de l’opération au dispositif de défiscalisation outre-mer, sécurisant définitivement cet investissement stratégique".
En clair, l’achat est rendu possible grâce à un prêt octroyé par un groupement bancaire mené par BPCE – Natixis CIB, aux côtés de la BCI, de la BNC, de la Bred – et par le CIC ; aux fonds propres d’Aircalin et une aide de l’État sous forme de défiscalisation, qui s’élève à 8,4 milliards francs (70,1 millions d’euros). Ainsi, se félicite Aircalin, la compagnie paye "intégralement son premier Airbus A350-900 sans mobilisation de financements publics de la Nouvelle-Calédonie".
Aucune participation du pays n’a été sollicitée, appuie l’opérateur, que ce soit sous forme de participation financière, de garantie bancaire – des assureurs spécialisés s’en chargent, précise le communiqué – ou encore de contribution exceptionnelle. Une façon de "préserver les intérêts de la Nouvelle-Calédonie". À l’époque, en décembre 2024, Georges Selefen indiquait que le coût d’un appareil se situait "entre 15 et 25 milliards de francs" [2].
Aircalin poursuit ainsi sa démarche amorcée il y a bientôt deux ans, à savoir moderniser sa flotte long-courrier au service de la liaison vers Paris. Le premier Airbus A350-900 doit être livré en décembre, et le second mi-2028. Ces appareils représentent une avancée pour la compagnie. Car contrairement aux Airbus A330neo actuellement exploités sur les lignes long-courriers, l’A350-900 possède 15 % de capacité fret et passagers en plus, une consommation de carburant réduite de 25 %, un rayon d’action plus large (de 13 300 km à 15 000 km), ainsi qu’un "niveau de confort passager renforcé", insiste l’opérateur.
Quelques jours avant, la compagnie à l’hibiscus informait changer et "moderniser" son logo [3], avec le nom désormais écrit en lettres capitales et une plus grande place laissée à la fleur.
Links
[1] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/france/transports/direct-depuis-paris-aircalin-annonce-faire-l-acquisition-de-deux-airbus-a350-900
[2] https://www.lnc.nc/article/nouvelle-caledonie/transports/on-arrive-a-operer-un-extra-long-courrier-a-des-prix-hyper-competitifs
[3] https://www.lnc.nc/article/aircalin-change-de-logo-avant-l-arrivee-de-son-a350
[4] https://www.lnc.nc/user/password
[5] https://www.lnc.nc/user/register
[6] https://www.lnc.nc/formulaire/contact?destinataire=abonnements